Traduction d'une Interview du Dr Richard Frye, qui a mené un essai clinique sur l'efficacité de l'acide folinique pour le traitement des troubles autistiques, interview réalisée par "N Of One: Autism Research Foundation", en octobre 2016.
Il y a quelques semaines, des articles en français sur le sujet ont circulé sur les réseaux sociaux, particulièrement celui du magasine Top Santé, qui a fait une énorme erreur de traduction dans son article, en traduisant "folinic acid" par "acide folique" (au lieu d'acide folinique). Et bien sûr, une fois qu'un magasine de l'envergure et de la fiabilité (!) de Top Santé fait circuler une telle erreur, elle devient soudain vérité pour certains (on notera au passage que Top Santé classe cet article sur l'autisme dans sa rubrique "Psycho").
Cette interview fait le point, entre autre, sur la différence entre acide folinique et acide folique. Elle fait référence à cette publication: "Folinic acid improves verbal communication in children with autism and language impairment: a randomized double-blind placebo-controlled trial" - RE Frye, J Slattery, L Delhey, B Furgerson, T Strickland, M Tippett, A Sailey, R Wynne, S Rose, S Melnyk, S Jill James, JM Sequeira and EV Quadros - Molecular Psychiatry advance online publication, 18 October 2016; doi:10.1038/mp.2016.168
Exemple d'un complément alimentaire contenant de l'acide folinique en fin d'article.
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Interview du Dr Frye:
"Le Dr Richard Frye (MD, PhD) est le directeur de la recherche sur l'autisme à l'Institut de Recherche de l'Hôpital pour enfants de l'Arkansas. Il est aussi un neuropédiatre qui donne des consultations à la clinique "Arkansas Children’s Autism Multi-specialty clinic" (voir la fiche de présentation du Dr Frye sur le site de l'hôpital pour enfants de l'Arkansas).
Le Dr Frye et ses collègues ont récemment publié les résultats d'une étude, ayant duré plusieurs années, qui démontre que l'acide folinique améliore le langage chez les autistes, ainsi que certains autres symptômes des troubles autistiques.
La fondation "N of One: Research Foundation" travaille étroitement avec le Dr Frye depuis des années et a collaboré avec lui pour co-sponsoriser la première conférence sur l'autisme et le microbiome en 2014 (voir le site web de la conférence). Nous avons récemment contacté le Dr Frye pour discuter de ses dernières recherches.
Question: Bonjour Dr Frye, et merci de nous répondre. Pouvez-vous donner un bref synopsis de l'essai sur l'acide folinique que vous venez de terminer?
RF: L'essai était un essai en double-aveugle et contre placebo, pour déterminer si l'acide folinique, un genre particulier de folate, pouvait améliorer les symptômes majeurs et les comorbidités de l'autisme. C'était un essai en "double aveugle", si bien que ni les parents ni l'équipe de chercheurs ne savaient quels enfants recevaient la capsule d'acide folinique ou le placebo.
Avant que les enfants ne reçoivent l'acide folinique ou le placebo, la sévérité des symptômes relatifs à leur autisme a été évaluée. Nos travaux précédents nous laissaient penser que l'acide folinique aurait le plus d'impact positif sur la communication verbale, aussi nous avons recruté des enfants qui avaient un déficit de langage et nous avons mesuré leurs aptitudes à la communication verbale de façon très détaillée, en utilisant des tests standardisés validés, avant tout traitement. Après 12 semaines avec soit l'acide folinique, soit le placebo, nous avons répété les mêmes évaluations de la même façon, pour déterminer s'il y avait un changement.
Q: Qu'avez-vous vu?
RF: Nous avons découvert que les enfants qui avaient reçu l'acide folinique montraient des améliorations plus importantes en communication verbale et dans d'autres comportements tels que l'autonomie au quotidien, l'irritabilité, les comportements stéréotypés, et l'hyperactivité, comparé aux enfants ayant reçu le placebo. Les résultats démontraient un bénéfice clinique significatif, mais mes collaborateurs et moi recommandons de prendre ces résultats avec prudence et ils doivent être répliqués par une étude de plus grande envergure avant d'en tirer des conclusions.
Q: Qu'est-ce que ces résultats ont de significatif?
RF: Premièrement, le traitement adresse les symptômes qui sont au coeur de l'autisme [ndlt/note de la la traductrice: "triade" autistique], pas seulement des comportements ou des problématiques médicales associés à l'autisme [ndlt: comorbidités]. Deuxièmement, ce traitement cible une anomalie clé, qui pourrait être un mécanisme biologique de base à l'origine du développement des symptômes de l'autisme. Cela signifie que ce traitement pourrait réparer la biologie sous-jacente, ce qui réduirait les symptômes. Cela pourrait être une percée médicale significative dans ce domaine. Troisièmement, nous avons obtenu ces résultats avec de l'acide folinique, une vitamine très bien tolérée et considérée comme un traitement sûr. L'acde folinique a été utilisé en oncologie pédiatrique depuis les années 1950, pour atténuer les effets adverses du methotrexate, utilisé en chimiothérapie. Donc le traitement que nous donnons est étudié depuis longtemps et son profil de sécurité est bien connu. Cela contraste avec beaucoup de traitements courants utilisés pour les enfants autistes, et dont les profils de sécurité sont moins bien connus [ndlt: neuroleptiques, stimulants...], moins étudiés, et qui peuvent provoquer des effets adverses parfois sévères.
Q: Qu'est-ce que l'acide folinique?
RF: l'acide folinique est une forme de folate, qui est aussi appelé vitamine B9. Les folates sont un genre de vitamine qui est nécessaire pour que de nombreux systèmes de base de notre corps fonctionnent correctement. Beaucoup de gens connaissent l'acide folique, qui est la forme oxydée de folate utilisée dans les vitamines prénatales, et qui est aussi ajoutée dans certains aliments et qu'on trouve facilement en pharmacie et parapharmacie. L'acide folinique que nous avons utilisé dans cette étude est une forme réduite [l'inverse d'oxydé] de folate, similaire aux sources naturelles de folates qu'on trouve dans les aliments, et qui peut pénétrer dans le cerveau via une voie différente de celle de l'acide folique, et qui peut agir sur d'autres "obstacles" biologiques qui ont été retrouvés chez les autistes.
Q: Qu'est-ce qui vous a amené à tester l'acide folinique?
RF: il y a un trouble appelé Déficit Cérébral en Folate (DCF) qui a été découvert il y a tout juste un peu plus de 10 ans. Comme de plus en plus de personnes sont diagnostiquées, il est clair que beaucoup d'entre elles ont des symptômes retrouvés dans l'autisme. Ce trouble (DCF) est causé, dans certains cas, par des auto-anticorps anti-récepteur alpha des folates (AAARAF) qui bloquent le transport du folate vers le cerveau.
Cette découverte du DCF nous a amené, un collègue et moi, à tester des enfants autistes pour voir s'ils avaient aussi des AAARAF dans leur sang. Nous avons découvert qu'il y avait une très forte prévalence d'enfants autistes avec des AAARAF dans le sang, et que certains avaient un faible taux de folate dans leur système nerveux central, tout comme les enfants avec la DCF. Cela m'a donc amené à me demander si l'acide folinique ne pourrait pas aider certains enfants autistes ayant aussi des AAARAF.
Nos essais préliminaires suggéraient que l'acide folinique aidait effectivement certains enfants. Cela a ouvert la voie à mon équipe de l'Arkansas Children's Hospital pour faire ce qui est appelé un essai en double aveugle et contre placebo. Ce type d'essai est considéré comme le nec plus ultra en médecine. Nous avons été très précautionneux dans le design de l'essai, et tous les enfants autistes n'étaient pas éligibles à y participer, il n'y a qu'un sous-groupe particulier qui répondait aux critères de sélection. C'est une chose importante à retenir, puisque ces découvertes ont été faites dans une population soigneusement sélectionnée, nous ne pouvons donc pas encore généraliser ces résultats à tous les autistes du spectre de l'autisme. Cet essai nous donne une idée du sous-groupe d'autistes qui a le plus de chance de répondre favorablement à ce traitement.
Q: Vous avez pris des mesures inhabituelles pour vous assurer que personnes ne pourrait deviner qui prenait le traitement ou le placebo. Pouvez-vous nous les décrire et nous les expliquer?
RF: C'est vraiment important de s'assurer que personne ne peut faire la différence entre les capsules contenant l'acide folinique et celles contenant le placebo. De façon à pouvoir maîtriser cette variable importante, j'ai demandé au fabriquant de faire de son mieux pour fournir des capsules identiques. Comme étape supplémentaire et spécifique à cet essai, nous avons demandé à différents groupes de personnes (scientifiques, techniciens...) s'ils pouvaient distinguer une différence. Ils ne le pouvaient pas. Je remercie mon équipe d'avoir eu cette idée, parce que je n'ai jamais vu cela dans un autre essai clinique et au final cela nous rend encore plus confiant dans le fait que cet essai est bien en aveugle.
Q: Quels sont les effets secondaires qu'on peut voir avec l'acide folinique?
RF: dans l'ensemble, l'acide folinique a été bien toléré et nous n'avons pas vu de différences significatives dans les effets adverses reportés dans les différents groupes d'enfants ayant reçu l'acide folinique ou le placebo. Dans notre étude précédente, nous avions observé que quelques patients qui prenaient des médicaments anti-psychotiques semblaient plus irritables quand ils prenaient de l'acide folinique, aussi nous avons décidé d'exclure de la sélection les enfants prenant des anti-psychotiques. Nous avons aussi exclu de la sélection les enfants très irritables, juste pour un maximum de sécurité. Bien que nos observations précédentes n'aient été faites que sur quelques patients, d'avantage de recherches est nécessaire pour voir si les patients prenant des antipsychotiques deviennent en général plus irritables en prenant de l'acide folinique.
De plus, autant dans ma pratique que dans cet essai, nous avons commencé par donner la demi-dose du traitement pendant les deux premières semaines, parce que nous savons que certains enfants peuvent devenir plus hyperactifs en début de traitement. Cela tend à être temporaire et à disparaître au bout de quelques semaines. Il est intéressant de noter que dans l'ensemble, l'attention et l'hyperactivité semblait s'améliorer au bout de 12 semaines de traitement avec l'acide folinique.
A la clinique, je constate aussi que des enfants qui prennent des formes d'acide folinique du commerce (non-combinée?), peuvent avoir des douleurs gastriques, de l'hyperactivité, ou de l'irritabilité. C'est ma conviction que cela peut être dû à une réaction ou à une sensibilité aux additifs de ces formes de médicaments, quoi que nous avons besoin d'étudier ça plus en détail. Dans notre première étude, nous avons utilisé une marque d'acide folinique qui était en tablette, et non une forme (combinée?) en capsule. Nous avons vu d'avantage d'irritabilité dans cette première étude que dans la plus récente. C'est pour cette raison que cette étude utilise une forme (combinée?) d'acide folinique, sans additifs (sans colorants, sans lait...).
[détail de la forme d'acide folinique utilisée: "sel de calcium de l'acide folinique", aussi appelée "sel de calcium de l'acide 5-formyl tétrahydrofolique", ou "leucovorin calcique" ; 2mg/kg de poids/jour, maximum 50mg/jour, divisé en 2 doses égales, pour 2 prises/jour, la moitié de la dose seulement étant donnée durant les 2 premières semaines, garantie sans colorant, sans lait, capsules végétariennes, produites par Lee Silsby Compounding Pharmacy -
("International Nonproprietary Name: DL folinic acid calcium salt; United States Adopted Name: leucovorin calcium) was 2 mg kg−1 per day (maximum 50 mg per day) in two equally divided doses with half of the target dose given during the first 2 weeks. Dye-free, milk-product-free, vegetarian capsules were provided in three strengths (5, 10 and 25 mg) by Lee Silsby Compounding Pharmacy (Cleveland Heights, OH, USA). Certificate of analysis was provided for each capsule strength by an independent analytical service (Eagle Analytical Services, Houston, TX, USA) for each batch of capsules produced. In all cases, potency was at least 99%."]
Q: Vous dites que le problème biologique que vous traitez est un taux faible de folate dans le cerveau, mais la seule façon de dépister ce problème est par le biais d'une ponction lombaire, une procédure douloureuse, invasive et coûteuse. Pensez-vous qu'il est nécessaire de dépister ce problème ou bien est-il possible de prendre de la Leucovorine (acide folinique) "pour voir"?
RF: c'est la raison pour laquelle je suis fan des biomarqueurs AAARAF. Notre étude démontre que ce biomarqueur peut aider à prédire qui répondra au traitement, rendant la ponction lombaire inutile, au moins dans la plupart des cas. Mon équipe et moi sommes impatients de démarrer une nouvelle étude de plus grande envergure dans laquelle nous pourrons étudier d'autres biomarqueurs de façon à rendre la prédiction plus fiable. C'est ma conviction, en tant que médecin, qu'il y aura des cas compliqués pour lesquels certains praticiens, y compris moi, pourront penser qu'une ponction lombaire est nécessaire, mais heureusement, nous pouvons limiter le nombre d'enfants nécessitant cette procédure.
Q: Comment peut-on faire tester les AAARAF? Est-ce un test que tout médecin peut prescrire?
RF: les AAARAF peuvent être mesurés par certains laboratoires comme Ilia Neurosciences avec le test FRAT (Folate Receptor Antibody Test).
Q: Avez-vous vu des améliorations chez les enfants qui n'avaient pas les AAARAF?
RF: Absolument. Un marqueur prédictif signifie simplement qu'il peut identifier les enfants qui ont statistiquement plus de probabilités de répondre favorablement au traitement. Mais nous voyons aussi des enfants négatifs aux AAARAF qui vont mieux avec un traitement d'acide folinique. Il y a de nombreuses raisons biologiques, scientifiques, médicales pour lesquelles un enfant peut répondre positivement à l'acide folinique en l'absence d'AAARAF. Pour chaque patient, il est préférable de discuter des bénéfices et des risques d'un traitement d'acide folinique avec un médecin qui a une bonne compréhension de la science et de la littérature médicale, de façon à déterminer si un enfant qui est négatif aux AAARAF pourrait bénéficier d'un essai thérapeutique d'acide folinique.
Q: A la fondation "N of One" nous insistons sur la recherche qui s'appuie sur des études de cas [ndlt: étude détaillé du cas d'un seul patient] et qui s'en sert pour faire des liens entre différentes problématiques qui semblent sans rapport de prime abord. Y a-t-il eu un cas en particulier qui vous a permis d'avancer dans votre recherche?
RF: Oui, en effet. Nous avons fait la connexion entre le Déficit Cérébral en Folate (DCF) , les AAARAF et l'autisme en grande partie grâce à un patient en particulier. Il y a environ 7 ans, j'ai reçu à ma clinique pour l'autisme un patient avec une variété de symptômes qui semblaient aussi correspondre au DCF. Les analyses montrèrent en effet un taux bas de folate cérébral et lorsque nous l'avons traité avec de l'acide folinique, nous avons vu de nombreuses améliorations de ses symptômes d'autisme. C'est cette expérience qui nous a menée à nous interroger sur la possibilité que le DCF et les AAAFAR soient des facteurs présents chez d'autres autistes.
Q: Y a-t-il autre chose que vous souhaitez ajouter?
RF: Sur un plan personnel, j'aimerais remercier John Rodakis et la "N of One: Autism Research Foundation" pour leurs efforts pour soutenir la recherche médicale dans le domaine de l'autisme, pour leur travail pour transmettre le message au public, particulièrement aux parents qui ont besoin d'information parce qu'ils ont des enfants qui ont besoin d'aide. C'est cet effort citoyen qui porte ses fruits et c'est un plaisir de pouvoir prendre le temps de faire cet interview.
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Exemple de complément alimentaire qui contient de l'acide folinique:
B Complex #12, Thorne Research
jeudi 24 novembre 2016
Acide folinique (B9) et autisme
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samedi 12 novembre 2016
Toxoplasmose et psychiatrie
Ce qu'on appelle "maladies psychiatriques" pourraient bien n'être que des symptômes de pathologies infectieuses et inflammatoires, un peu comme les parties immergées, "comportementales", d'infections et de neuroinflammation.
Les psychiatres n'auraient pas seulement à revoir leur manuel de neurologie, mais aussi celui d'immunologie et d'infectiologie.
La "piste infectieuse" est la piste privilégiée, dans le traitement des troubles autistiques, par le réseau "Chronimed", depuis un certain nombre d'années (voir ce blog).
J'avoue que la première fois que j'ai entendu parler des "infections froides, "il y a environ 4 ans, j'étais un peu sur mes gardes.
Force est de constater que les chercheurs trouvent de plus en plus de données qui vont dans le sens de cette piste.
Exemple ici avec le lien entre toxoplasmose et deux maladies "psy".
Nora Hamdani est psychiatre dans le service du Pr Leboyer (Hôpitaux Universitaires Henri Mondor, AP-HP, UPEC, Inserm, Créteil, France), elle présente: "La toxoplasmose dans le trouble bipolaire et la schizophrénie" (vidéo ci-dessous).
On notera que le Dr Hamdani mentionne des liens entre ces maladies psychiatriques, des infections, une inflammation intestinale "de bas grade", une "sensibilité" au gluten et à la caséine.... Je cite: "Dans la schizophrénie, on pense qu'il y a une sensibilité au gluten via une inflammation gastro-intestinale locale et une augmentation de la perméabilité intestinale.". Elle mentionne le lien, mais pas les potentielles implications thérapeutiques de ces liens, c'est à dire en clair qu'un régime sans gluten, sans caséine, "pourrait" réduire cette inflammation intestinale problématique.
Vidéo mise en ligne le 15 septembre 2016
Prise de notes:
Les troubles psychiatriques, dont le trouble bipolaire et la schizophrénie, résultent d'une interaction entre les gènes et l'environnement: stress, facteurs climatiques, hygiène..., et les infections.
Les infections ont une part majeure dans le risque de développer des troubles psychiatriques, notamment les pandémies de grippe se sont accompagnées d'une incidence accrue de schizophrénie dans les années 50.
Le parasite (toxoplasma gondii) lorsqu'il est contracté en période prénatale majore le risque environ par 3, que l'enfant développe une schizophrénie.
Ces facteurs environnementaux n'agissent pas tout seuls, mais sous l'effet d'une réponse immunitaire un peu défavorable et déséquilibrée, elle-même liée à des gènes déficients, cela va entraîner une réponse un peu accrue, réponse accrue qui va entraîner des modifications au niveau cérébral, qui va être à l'origine d'une inflammation persistante de bas grade [sans symptômes inflammatoires classiques], inflammation qui va être liée à beaucoup de comorbidités, auto-immunes notamment.
Le parasite se développe sous forme de kystes, l'hôte principal (le chat) infecte des hôtes intermédiaires.
Les kystes ne sont pas éliminés [après une infection traitées?], ils persistent à l'état quiescent, notamment dans certaines zones du cerveau, avec des conséquences au niveau psycho-comportemental.
Sur le plan épidémiologique, la France fait partie des pays très exposés, ainsi que l'Amérique latine et l'Afrique tropicale. Les facteurs climatiques et hygiéniques (qualité de l'eau, alimentation...) interviennent dans la répartition du parasite.
La consommation de viande crue ou insuffisamment cuite et de fromage de chèvre au lait cru intervient aussi.
On estime que 37% des français auraient contractés le parasite durant leur vie.
La consommation de viande ayant été congelée a un effet protecteur, puisque la congélation tue le parasite.
77% des bipolaires français sont atteints par la toxoplasmose (plus de 40% seulement des non-bipolaires) [Source: Relationship between Toxoplasma gondii infection and bipolar disorder in a French sample: ce sont les IgG et les IgM anti Toxoplasma gondii qui ont été analysés]
La dopamine est très élevée chez les gens qui ont contracté le parasite, probablement par le biais de paramètres immuno-inflammatoires. Dans le génome du parasite il y a deux enzymes qui participent à la dégradation de la dopamine. Il y a aussi une action sur le tryptophane, avec déplétion du tryptophane, avec risque suicidaire chez les patients atteints de toxoplasmose, action aussi sur la testostérone avec modifications possibles de la personnalité.
Chez les animaux: les rongeurs infectés se retrouvent attirés par leurs prédateurs naturels.
Les humains infectés par le parasite ne trouvent pas aversives les urines de chat.
Chez l'être humain, les traits de personnalité associés à la toxoplasmose:
Ego surdimensionné, jalousie, personnes moralisatrices, introversion, méfiance, hyper vigilance, trouble de l'attention et de la réaction, et taille un peu plus grande que la moyenne!
Dans la mesure où le parasite entraîne une diminution de la peur, un temps de réaction plus important, des troubles attentionnels marqués ---> une étude montre que les personnes accidentées (piétons ou conducteurs) sont plus souvent séropositifs à la toxoplasmose que la population générale.
Effet du parasite sur la mémoire de travail: plus on accumule de parasites et de virus à tropisme cérébral, plus la mémoire de travail est altéré (+ QI?).
Le parasite n'a pas qu'une action directe sur le cerveau, il agit aussi via des modifications immuno-inflamatoires qui peuvent persister sur le long terme (élévations des cytokines, élévation du stress oxydatif, modifications des astrocytes qui peuvent eux-même entraîner une neuroinflammation et un déclin neurologique).
Les patients bipolaires sont plus infectés par le parasite que la population générale, l'Il-6 (interleukine 6) est plus élevée chez les bipolaires; plus les taux d'IL-6 sont élevés, plus la détérioration cognitive est marquée. Les patients les plus détériorés ont des taux deux fois plus important d'IL-6 que les patients non-détériorés.
L'IL-6 diminue la neurogénèse, notamment au niveau de l’hippocampe et elle a été associée à des maladies soit cognitives, soit auto-immune avec comorbidités cognitives.
Auto-immunité:
En phase aigüe chez les bipolaires, on a une augmentation de nombreux anticorps, dont anticorps anti-NMDA, anti-gliadine, anti-toxo (infection récente ou réactivation d'une infection latente), anti-rétrovirus.
Les anticorps anti-NMDA sont impliqués dans l'encéphalite lymbique, avec manifestations "psychotiques maniaques".
Tractus gastro-intestinal: il y a plusieurs études, certaines très anciennes, qui ont montré qu'il y a un lien entre la maladie coeliaque, la schizophrénie, le trouble bipolaire. Notamment, il a été montré dans la période d'après-guerre, que l'incidence de la schizophrénie semblait diminuer parce que les gens ne pouvaient pas consommer de farine de blé. Et par ailleurs, dans certaines îles du Pacifique, où l'on ne consomme pas de blé, il semblerait que les incidences de schizophrénie soient rares.
"Je pense qu'il y a plus une sensibilité à certains antigènes alimentaires, plutôt qu'une maladie coeliaque avérée."
Les marqueurs cœliaques sont retrouvés dans la schizophrénie, mais ce sont surtout les anticorps antigliadine [la gliadine, protéine qu'on retrouve dans le gluten] qui sont non spécifiques de la maladie coeliaque, qui montrent qu'il y a probablement une perméabilité intestinale accrue chez ces patients. On retrouve la même chose chez les patients bipolaires: certains marqueurs cœliaques non-spécifiques à la maladie coeliaque sont retrouvés.
Les liens entre inflammation gastro-intestinale, schizophrénie et trouble bipolaire:
Dans la schizophrénie, on pense qu'il y a une sensibilité au gluten via une inflammation gastro-intestinale locale et une augmentation de la perméabilité intestinale.
Cette étude: "Gastrointestinal inflammation and associated immune activation in schizophrenia" a regardé si les antigènes alimentaires à l'origine d'une réaction autoimmune et notamment le gluten et la caséine (qui constituent les protéines du lait) étaient associés à des marqueurs de l'inflammation intestinale et en particulier les ASCA (IgG Anti Saccaromyces Cervisiae, marqueur de l'inflammation intestinale) qu'on retrouve dans la maladie de Crohn. Ce que cette étude montre, c'est que chez les patients schizophrène, qu'ils soient en épisode récent ou pas, on a des marqueurs de l'inflammation intestinale qui sont augmentés, une augmentation des anticorps anti-antigène alimentaire et chez les patients qui présentent un épisode récent, c'est là où tout se joue puisqu'on a une augmentation des anticorps anti-toxo, en lien avec les marqueurs de l'inflammation intestinale, ce qui confirme bien qu'en épisode aiguë, il y a des manifestations inflammatoires au niveau intestinal, ce qui confirme les travaux post-mortem qui montrent qu'il y a une grosse inflammation au niveau intestinale et gastrique chez les patients schizophrènes.
Cette inflammation gastro-intestinale va entraîner le passage d'antigènes alimentaires dans la circulation générale, et notamment provoquer la production d'anticorps.
Dans la schizophrénie et le trouble bipolaire, il y a peu d'études sur l'immunité humorale et sur les déficits en immunoglobulines (les déficits en sous-classe d'immunoglobulines sont associés à des infections intercurentes et répétées chez les enfants essentiellement).
Mais on a montré que chez les patients schizophrènes et bipolaires, il y a déficit en immunoglobuline de type G (IgG et IgG1).
Les patients infectés par le parasite sont ceux qui ont les défenses immunitaires les plus faibles, ce qui montre bien que chez ces patients il y a des modifications de l'immunité, associées à un risque majeur de réactivation du parasite, qui entraînent des modifications inflammatoires et cérébrales.
5° Implications thérapeutiques
(chez la souris) l'aldol et le valproate ont une activité anti-parasitaire.
L'acide valproique et la trimetropine, quand ils sont associés - ou pas, ont une activité anti-parasitaire marquée.
En exemple de médecine personnalisée: mention de l'étude sur l'efficacité du charbon activé pour le traitement d'un accès maniaque post-gastrectomie.
Fin de la prise de note.
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Pistes de traitements "naturels" de la toxoplasmose:
Exemple de l'efficacité de deux plantes dans le traitement de la toxoplasmose (d'autres ont aussi été étudiées, comme l'echinacée ou l'astragale):
- Thym (Thymus vulgaris), étude portant sur l'efficacité d'un extrait ethanolique de Thymus vulgaris (TVE), traitement préventif pré-infection et curatif:
"The effect of TVE was comparable to that of treatment with a mixture of sulfadiazine and pyrimethamine (46 and 51 % reduction, respectively). Moreover, considerable amelioration of the pathological lesions in the brain and retina was observed. The results demonstrate the potential efficacy of T. vulgaris as a new natural therapeutic and prophylactic agent for use in the treatment of chronic toxoplasmosis."
Effects of Thymus vulgaris ethanolic extract on chronic toxoplasmosis in a mouse model.
- La Dichroa febrifuga: "The Chinese herb Dichroa febrifuga has traditionally treated malaria-associated fever. Its active component febrifugine (FF) and derivatives such as halofuginone (HF) are potent anti-malarials. (...) We also show a remarkable ability of HF to kill the related human parasite Toxoplasma gondii
(...) It is noteworthy that halofuginone was more effective in inhibiting T. gondii growth in a 24 hr assay than the known potent drug pyrimethamine (...), a compound currently used clinically. Using high-content imaging (HCI) assays, we monitored T. gondii invasion and growth over a 24 hr period during which it was evident that HF killed Toxoplasma faster than the clinical drug pyrimethamine, displaying its higher potency."
Les psychiatres n'auraient pas seulement à revoir leur manuel de neurologie, mais aussi celui d'immunologie et d'infectiologie.
La "piste infectieuse" est la piste privilégiée, dans le traitement des troubles autistiques, par le réseau "Chronimed", depuis un certain nombre d'années (voir ce blog).
J'avoue que la première fois que j'ai entendu parler des "infections froides, "il y a environ 4 ans, j'étais un peu sur mes gardes.
Force est de constater que les chercheurs trouvent de plus en plus de données qui vont dans le sens de cette piste.
Exemple ici avec le lien entre toxoplasmose et deux maladies "psy".
Nora Hamdani est psychiatre dans le service du Pr Leboyer (Hôpitaux Universitaires Henri Mondor, AP-HP, UPEC, Inserm, Créteil, France), elle présente: "La toxoplasmose dans le trouble bipolaire et la schizophrénie" (vidéo ci-dessous).
On notera que le Dr Hamdani mentionne des liens entre ces maladies psychiatriques, des infections, une inflammation intestinale "de bas grade", une "sensibilité" au gluten et à la caséine.... Je cite: "Dans la schizophrénie, on pense qu'il y a une sensibilité au gluten via une inflammation gastro-intestinale locale et une augmentation de la perméabilité intestinale.". Elle mentionne le lien, mais pas les potentielles implications thérapeutiques de ces liens, c'est à dire en clair qu'un régime sans gluten, sans caséine, "pourrait" réduire cette inflammation intestinale problématique.
Pour ceux qui auraient la flemme d'écouter toute la vidéo, ils peuvent au minimum survoler les quelques notes que j'ai mis par écrit ci-dessous.
En toute fin d'article, je mentionne deux pistes thérapeutiques "naturelles" pour le traitement de la toxoplasmose.
En toute fin d'article, je mentionne deux pistes thérapeutiques "naturelles" pour le traitement de la toxoplasmose.
Vidéo mise en ligne le 15 septembre 2016
Prise de notes:
Les troubles psychiatriques, dont le trouble bipolaire et la schizophrénie, résultent d'une interaction entre les gènes et l'environnement: stress, facteurs climatiques, hygiène..., et les infections.
Les infections ont une part majeure dans le risque de développer des troubles psychiatriques, notamment les pandémies de grippe se sont accompagnées d'une incidence accrue de schizophrénie dans les années 50.
Le parasite (toxoplasma gondii) lorsqu'il est contracté en période prénatale majore le risque environ par 3, que l'enfant développe une schizophrénie.
Ces facteurs environnementaux n'agissent pas tout seuls, mais sous l'effet d'une réponse immunitaire un peu défavorable et déséquilibrée, elle-même liée à des gènes déficients, cela va entraîner une réponse un peu accrue, réponse accrue qui va entraîner des modifications au niveau cérébral, qui va être à l'origine d'une inflammation persistante de bas grade [sans symptômes inflammatoires classiques], inflammation qui va être liée à beaucoup de comorbidités, auto-immunes notamment.
Le plan de la présentation:
Le parasite se développe sous forme de kystes, l'hôte principal (le chat) infecte des hôtes intermédiaires.
Les kystes ne sont pas éliminés [après une infection traitées?], ils persistent à l'état quiescent, notamment dans certaines zones du cerveau, avec des conséquences au niveau psycho-comportemental.
Sur le plan épidémiologique, la France fait partie des pays très exposés, ainsi que l'Amérique latine et l'Afrique tropicale. Les facteurs climatiques et hygiéniques (qualité de l'eau, alimentation...) interviennent dans la répartition du parasite.
La consommation de viande crue ou insuffisamment cuite et de fromage de chèvre au lait cru intervient aussi.
On estime que 37% des français auraient contractés le parasite durant leur vie.
La consommation de viande ayant été congelée a un effet protecteur, puisque la congélation tue le parasite.
77% des bipolaires français sont atteints par la toxoplasmose (plus de 40% seulement des non-bipolaires) [Source: Relationship between Toxoplasma gondii infection and bipolar disorder in a French sample: ce sont les IgG et les IgM anti Toxoplasma gondii qui ont été analysés]
La dopamine est très élevée chez les gens qui ont contracté le parasite, probablement par le biais de paramètres immuno-inflammatoires. Dans le génome du parasite il y a deux enzymes qui participent à la dégradation de la dopamine. Il y a aussi une action sur le tryptophane, avec déplétion du tryptophane, avec risque suicidaire chez les patients atteints de toxoplasmose, action aussi sur la testostérone avec modifications possibles de la personnalité.
Chez les animaux: les rongeurs infectés se retrouvent attirés par leurs prédateurs naturels.
Les humains infectés par le parasite ne trouvent pas aversives les urines de chat.
Chez l'être humain, les traits de personnalité associés à la toxoplasmose:
Ego surdimensionné, jalousie, personnes moralisatrices, introversion, méfiance, hyper vigilance, trouble de l'attention et de la réaction, et taille un peu plus grande que la moyenne!
Dans la mesure où le parasite entraîne une diminution de la peur, un temps de réaction plus important, des troubles attentionnels marqués ---> une étude montre que les personnes accidentées (piétons ou conducteurs) sont plus souvent séropositifs à la toxoplasmose que la population générale.
Effet du parasite sur la mémoire de travail: plus on accumule de parasites et de virus à tropisme cérébral, plus la mémoire de travail est altéré (+ QI?).
Le parasite n'a pas qu'une action directe sur le cerveau, il agit aussi via des modifications immuno-inflamatoires qui peuvent persister sur le long terme (élévations des cytokines, élévation du stress oxydatif, modifications des astrocytes qui peuvent eux-même entraîner une neuroinflammation et un déclin neurologique).
Les patients bipolaires sont plus infectés par le parasite que la population générale, l'Il-6 (interleukine 6) est plus élevée chez les bipolaires; plus les taux d'IL-6 sont élevés, plus la détérioration cognitive est marquée. Les patients les plus détériorés ont des taux deux fois plus important d'IL-6 que les patients non-détériorés.
L'IL-6 diminue la neurogénèse, notamment au niveau de l’hippocampe et elle a été associée à des maladies soit cognitives, soit auto-immune avec comorbidités cognitives.
Auto-immunité:
En phase aigüe chez les bipolaires, on a une augmentation de nombreux anticorps, dont anticorps anti-NMDA, anti-gliadine, anti-toxo (infection récente ou réactivation d'une infection latente), anti-rétrovirus.
Les anticorps anti-NMDA sont impliqués dans l'encéphalite lymbique, avec manifestations "psychotiques maniaques".
Tractus gastro-intestinal: il y a plusieurs études, certaines très anciennes, qui ont montré qu'il y a un lien entre la maladie coeliaque, la schizophrénie, le trouble bipolaire. Notamment, il a été montré dans la période d'après-guerre, que l'incidence de la schizophrénie semblait diminuer parce que les gens ne pouvaient pas consommer de farine de blé. Et par ailleurs, dans certaines îles du Pacifique, où l'on ne consomme pas de blé, il semblerait que les incidences de schizophrénie soient rares.
"Je pense qu'il y a plus une sensibilité à certains antigènes alimentaires, plutôt qu'une maladie coeliaque avérée."
Les marqueurs cœliaques sont retrouvés dans la schizophrénie, mais ce sont surtout les anticorps antigliadine [la gliadine, protéine qu'on retrouve dans le gluten] qui sont non spécifiques de la maladie coeliaque, qui montrent qu'il y a probablement une perméabilité intestinale accrue chez ces patients. On retrouve la même chose chez les patients bipolaires: certains marqueurs cœliaques non-spécifiques à la maladie coeliaque sont retrouvés.
Les liens entre inflammation gastro-intestinale, schizophrénie et trouble bipolaire:
Dans la schizophrénie, on pense qu'il y a une sensibilité au gluten via une inflammation gastro-intestinale locale et une augmentation de la perméabilité intestinale.
Cette étude: "Gastrointestinal inflammation and associated immune activation in schizophrenia" a regardé si les antigènes alimentaires à l'origine d'une réaction autoimmune et notamment le gluten et la caséine (qui constituent les protéines du lait) étaient associés à des marqueurs de l'inflammation intestinale et en particulier les ASCA (IgG Anti Saccaromyces Cervisiae, marqueur de l'inflammation intestinale) qu'on retrouve dans la maladie de Crohn. Ce que cette étude montre, c'est que chez les patients schizophrène, qu'ils soient en épisode récent ou pas, on a des marqueurs de l'inflammation intestinale qui sont augmentés, une augmentation des anticorps anti-antigène alimentaire et chez les patients qui présentent un épisode récent, c'est là où tout se joue puisqu'on a une augmentation des anticorps anti-toxo, en lien avec les marqueurs de l'inflammation intestinale, ce qui confirme bien qu'en épisode aiguë, il y a des manifestations inflammatoires au niveau intestinal, ce qui confirme les travaux post-mortem qui montrent qu'il y a une grosse inflammation au niveau intestinale et gastrique chez les patients schizophrènes.
Cette inflammation gastro-intestinale va entraîner le passage d'antigènes alimentaires dans la circulation générale, et notamment provoquer la production d'anticorps.
Dans la schizophrénie et le trouble bipolaire, il y a peu d'études sur l'immunité humorale et sur les déficits en immunoglobulines (les déficits en sous-classe d'immunoglobulines sont associés à des infections intercurentes et répétées chez les enfants essentiellement).
Mais on a montré que chez les patients schizophrènes et bipolaires, il y a déficit en immunoglobuline de type G (IgG et IgG1).
Les patients infectés par le parasite sont ceux qui ont les défenses immunitaires les plus faibles, ce qui montre bien que chez ces patients il y a des modifications de l'immunité, associées à un risque majeur de réactivation du parasite, qui entraînent des modifications inflammatoires et cérébrales.
5° Implications thérapeutiques
(chez la souris) l'aldol et le valproate ont une activité anti-parasitaire.
L'acide valproique et la trimetropine, quand ils sont associés - ou pas, ont une activité anti-parasitaire marquée.
En exemple de médecine personnalisée: mention de l'étude sur l'efficacité du charbon activé pour le traitement d'un accès maniaque post-gastrectomie.
Fin de la prise de note.
- - -
Pistes de traitements "naturels" de la toxoplasmose:
Exemple de l'efficacité de deux plantes dans le traitement de la toxoplasmose (d'autres ont aussi été étudiées, comme l'echinacée ou l'astragale):
- Thym (Thymus vulgaris), étude portant sur l'efficacité d'un extrait ethanolique de Thymus vulgaris (TVE), traitement préventif pré-infection et curatif:
"The effect of TVE was comparable to that of treatment with a mixture of sulfadiazine and pyrimethamine (46 and 51 % reduction, respectively). Moreover, considerable amelioration of the pathological lesions in the brain and retina was observed. The results demonstrate the potential efficacy of T. vulgaris as a new natural therapeutic and prophylactic agent for use in the treatment of chronic toxoplasmosis."
Effects of Thymus vulgaris ethanolic extract on chronic toxoplasmosis in a mouse model.
(...) It is noteworthy that halofuginone was more effective in inhibiting T. gondii growth in a 24 hr assay than the known potent drug pyrimethamine (...), a compound currently used clinically. Using high-content imaging (HCI) assays, we monitored T. gondii invasion and growth over a 24 hr period during which it was evident that HF killed Toxoplasma faster than the clinical drug pyrimethamine, displaying its higher potency."
dimanche 6 novembre 2016
Science de sorcière
Jouons un peu avec l'image de la sorcière, femme plus ou moins "chamane", guérisseuse, médium, qui vit au contact de la nature, marche pied nus dans la forêt, connait les plantes et les champignons, parle aux animaux, fait brûler de l'encens et autres résines, et peut expérimenter divers états de "transe"... Pas si éloignée que ça de certaines naturopathes modernes!
La sorcière est-elle folle? Hystérique? Psychotique? Charlatan? Démon?
Ou bien met-elle en pratique une connaissance intuitive, un sens perceptif subtil de phénomènes que la science "moderne" commence tout juste à explorer?
Plutôt que de diaboliser ceux qui perçoivent le monde de façon atypique, ainsi que leurs visions "bizarres", ne pourrait-on pas envisager que c'est la science "moderne" qui a un léger retard sur les hyper-perceptifs?
Au sommaire de cet article, un peu long:
- Les états modifiés de conscience
- Le bain de forêt
- La connexion à la terre
En ce moment, dans les "kiosques" à journaux, on peut trouver plusieurs magazines qui abordent le sujet :
Et même Science & Avenir s'y met:
Dans ce numéro de Science & Avenir, on nous parle des scientifiques qui étudient les Etats Modifiés de Conscience: les Etats de Mort Imminente, le rêve lucide, la méditation pleine conscience, l'hypnose, la transe chamanique... On y mentionne même un chouilla les psychédéliques (Ayahuasca, champignons halucinogènes...).
Oui, des scientifiques étudient les Etats Modifiés de Conscience (et les psychédéliques).
Ceux qui connaissent le Dr Olivier Chambon le savent déjà. Le Dr Chambon est un psychiatre français, spécialiste du chamanisme et des psychédéliques.
Et oui, des scientifiques étudient même la transe chamanique et ceux qui connaissent Corinne Sombrun le savent déjà. Corinne Sombrun est une journaliste et chamane française, qui collabore avec des scientifiques qui étudient la transe chamanique.
Science & Avenir aurait-il basculé dans le camp des "charlatans"? Des "pseudo-scientifiques?
Dans la communauté de l'autisme, je serais curieuse de savoir comment des gens comme Franck Ramus ou Jean-Marc Bonifay seraient susceptibles de réagir à ce genre d'article.
Petite crise d'urticaire?! (pardon je suis un peu taquine)
;-) :-P
Extrait de l'édito de Dominique Leglu : "... nos multiples états de conscience, modulés par diverses ondes cérébrales (alpha, thêta, gamma…), modifient nos perceptions. Pour qui s’interroge sur le rêve, la méditation en pleine conscience, la transe, l’état extatique et plusieurs autres, consulter sans attendre le tableau publié dans notre dossier. Il montre que selon l’intensité de l’expérience, le phénomène très particulier de « dissociation de soi » grandit. Rien d’ésotérique là-dedans mais une modification de la perception, donc, que certains scientifiques, tel Steven Laureys, du CSG, ont d’ailleurs tenté de revivre." Sciences et Avenir lui a fait raconter sa tentative de recréer une EMI [Etat de Mort Imminente], en particulier. S’il déclare ne pas l’avoir complètement connue, il avoue, en revanche, savoir maintenant ce qu’est un état modifié de conscience ! Etonnant. De même que de découvrir que l’EMI, devenu mythe contemporain (p.40), permet à des médecins de "traiter de la spiritualité sans tomber dans l’écueil de la religiosité" auprès de personnes en fin de vie."
Toute personne connaissant bien le sujet de l'autisme devrait tilter en lisant "modifient nos perceptions" : les "troubles" ou particularités de la perception (troubles sensori-moteurs) étant au coeur de la problématique de l'autisme.
Je tente de faire quelques liens entre autisme et chamanisme dans mon mémoire, dans un chapitre sur le chamanisme: "... l'état de transe pourrait être un état « nouveau » du cerveau, c'est à dire encore inconnu de la médecine occidentale, un état permettant au cerveau de devenir plus perceptif qu'en temps normal (sur-activation des zones « limbiques », zones de la perception). L'encéphale est un filtre à perceptions, un filtre modulable. La transe permettrait d'augmenter la « bande passante » nous permettant de capter l'information sensorielle environnante. Ce ne serait pas un « trouble » de la perception mais une modulation de la perception, comme lorsqu'on règle un poste de radio pour passer d'une station à une autre.
P.S.: Si ça continue comme ça, dans moins d'un an ou deux, Science & Avenir nous pondra un bon gros dossier sur les propriétés thérapeutiques des psychédéliques!!
Pour aller un peu plus vite que les journalistes français, il est possible de s'informer sur le sujet sur http://www.maps.org/resources/papers ou http://ncbi.nlm.nih.gov/ (taper "ayahuasca" ou "psilocybin" ou "mdma" dans le moteur de recherche!).
Aussi appelé la "médecine de la forêt", le bain de forêt - c'est à dire la bonne vieille promenade dans les bois, fait l'objet d'études au Japon.
On constate que ce "bain d'arbres" permet de réduire le taux de cortisol (hormone du stress), de réduire l'activité du système nerveux sympathique (qui régit les réactions de type "lutte ou fuite"), stimule l'activité du système nerveux parasympathique (qui régit les processus de digestion et de régénération), réduit la tension sanguine et le rythme cardiaque, renforce le système immunitaire. Autant de propriétés bienvenues pour les autistes, qui ont tendance à vivre en état de stress chronique dès leur enfance.
Ce sont les stimulations sensorielles de l'environnement forestier qui contribuent à avoir un effet apaisant (environnement sonore, tactile, olfactif), ainsi que les substances volatiles excrétées par les arbres, les phytoncides: alpha-pinene et beta-pinene,. On retrouve des alpha-pinène dans de nombreuses huiles essentielles, comme celle de cyprès Hinoki, d'Abies alba (sapin argenté), de Pinus pinaster (pin maritime), de Pinus montana (pin de montagne), de Juniperus communis (genévrier), de Myrtus communis (myrte), de Citrus reticulata (mandarine verte), de Citrus limon (citron), de Commiphora myrra (myrrhe), de différentes variétés de Boswellia (encens)...
... On trouve aussi des phytoncides dans l'huile essentielle de térébenthine (extraite du pin maritime ou du pin des landes) diffusée dans le "Bol d'air Jacquier", appareil qu'on trouve dans certains cabinets de naturopathes.
Sources:
Effect of phytoncide from trees on human natural killer cell function.
Forest medicine research in Japan.
Marcher pieds nus au contact direct de la terre aurait des effets antioxydants, globalement anti-inflammatoires et cicatrisants.
Etre en prise directe avec le sol permettrait la circulation d'électrons libres, du sol vers le corps, et ce serait ces électrons qui auraient un effet antioxydant (les antioxydants sont des donneurs d'électrons), effet globalement positif sur le système immunitaire et "anti-âge".
Pour les autistes, qui tendent à être plus sujet au stress oxydatif et à l'inflammation que les non-autistes, toute pratique anti-inflammatoire, anti-oxydante, non médicamenteuse, peut être extrêmement intéressante.
La sorcière est-elle folle? Hystérique? Psychotique? Charlatan? Démon?
Ou bien met-elle en pratique une connaissance intuitive, un sens perceptif subtil de phénomènes que la science "moderne" commence tout juste à explorer?
Plutôt que de diaboliser ceux qui perçoivent le monde de façon atypique, ainsi que leurs visions "bizarres", ne pourrait-on pas envisager que c'est la science "moderne" qui a un léger retard sur les hyper-perceptifs?
Au sommaire de cet article, un peu long:
- Les états modifiés de conscience
- Le bain de forêt
- La connexion à la terre
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- Les états modifiés de conscience:
Et même Science & Avenir s'y met:
Oui, des scientifiques étudient les Etats Modifiés de Conscience (et les psychédéliques).
Ceux qui connaissent le Dr Olivier Chambon le savent déjà. Le Dr Chambon est un psychiatre français, spécialiste du chamanisme et des psychédéliques.
Et oui, des scientifiques étudient même la transe chamanique et ceux qui connaissent Corinne Sombrun le savent déjà. Corinne Sombrun est une journaliste et chamane française, qui collabore avec des scientifiques qui étudient la transe chamanique.
Science & Avenir aurait-il basculé dans le camp des "charlatans"? Des "pseudo-scientifiques?
Dans la communauté de l'autisme, je serais curieuse de savoir comment des gens comme Franck Ramus ou Jean-Marc Bonifay seraient susceptibles de réagir à ce genre d'article.
Petite crise d'urticaire?! (pardon je suis un peu taquine)
;-) :-P
Extrait de l'édito de Dominique Leglu : "... nos multiples états de conscience, modulés par diverses ondes cérébrales (alpha, thêta, gamma…), modifient nos perceptions. Pour qui s’interroge sur le rêve, la méditation en pleine conscience, la transe, l’état extatique et plusieurs autres, consulter sans attendre le tableau publié dans notre dossier. Il montre que selon l’intensité de l’expérience, le phénomène très particulier de « dissociation de soi » grandit. Rien d’ésotérique là-dedans mais une modification de la perception, donc, que certains scientifiques, tel Steven Laureys, du CSG, ont d’ailleurs tenté de revivre." Sciences et Avenir lui a fait raconter sa tentative de recréer une EMI [Etat de Mort Imminente], en particulier. S’il déclare ne pas l’avoir complètement connue, il avoue, en revanche, savoir maintenant ce qu’est un état modifié de conscience ! Etonnant. De même que de découvrir que l’EMI, devenu mythe contemporain (p.40), permet à des médecins de "traiter de la spiritualité sans tomber dans l’écueil de la religiosité" auprès de personnes en fin de vie."
Toute personne connaissant bien le sujet de l'autisme devrait tilter en lisant "modifient nos perceptions" : les "troubles" ou particularités de la perception (troubles sensori-moteurs) étant au coeur de la problématique de l'autisme.
Je tente de faire quelques liens entre autisme et chamanisme dans mon mémoire, dans un chapitre sur le chamanisme: "... l'état de transe pourrait être un état « nouveau » du cerveau, c'est à dire encore inconnu de la médecine occidentale, un état permettant au cerveau de devenir plus perceptif qu'en temps normal (sur-activation des zones « limbiques », zones de la perception). L'encéphale est un filtre à perceptions, un filtre modulable. La transe permettrait d'augmenter la « bande passante » nous permettant de capter l'information sensorielle environnante. Ce ne serait pas un « trouble » de la perception mais une modulation de la perception, comme lorsqu'on règle un poste de radio pour passer d'une station à une autre.
Perceptions différentes = environnement différent = accès à des informations différentes
Pour Corine Sombrun, la transe lui permet d'accéder au monde des esprits et de converser avec eux,
pas toujours très pacifiquement, car certains semblent loin d'être de petits anges. En transe, elle
perçoit son environnement d'une façon différente, augmentée, ses sens et ses perceptions sont à la
fois différents et plus aiguisés, elle devient capable de sentir et de voir les dissonances et de chanter,
de produire des sons qui ré-harmonisent les corps et les esprits des personnes qui l'entourent." (page 157)
Extrait du Garçon Cheval (de Rupert Isaacson), reproduit page 158: "« Est-ce que les chamanes étaient parfois des adultes autistes ? Je pensais au point de vue de Temple Grandin, pour qui les autistes pourraient être des connecteurs entre le
monde humain « normal » et le monde animal, ou le monde de la science ou de la musique. Est-ce
que les autistes, dans les sociétés traditionnelles, étaient aussi parfois des connecteurs au monde
des esprits ? Je pensais à Besa [un guérisseur africain] et quelques uns des autres guérisseurs que
j'avais rencontré, qui étaient tous bizarres, parlaient en charades, qui étaient « partis avec les
fées », comme disent les britanniques. Ce n'était pas si éloigné de Rowan. Quoi qu'il était
intéressant de voir que tous avaient un rôle à part entière dans leur communauté, plutôt que d'être
marginalisés.
(…) Ghoste [un chamane mongole] dit qu'un enfant comme ça, comme Rowan, est fait pour devenir
un chamane. Une part de lui est déjà dans le monde des esprits. » (The Horse Boy, traduction
personnelle)."P.S.: Si ça continue comme ça, dans moins d'un an ou deux, Science & Avenir nous pondra un bon gros dossier sur les propriétés thérapeutiques des psychédéliques!!
Pour aller un peu plus vite que les journalistes français, il est possible de s'informer sur le sujet sur http://www.maps.org/resources/papers ou http://ncbi.nlm.nih.gov/ (taper "ayahuasca" ou "psilocybin" ou "mdma" dans le moteur de recherche!).
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- Le bain de forêt:
On constate que ce "bain d'arbres" permet de réduire le taux de cortisol (hormone du stress), de réduire l'activité du système nerveux sympathique (qui régit les réactions de type "lutte ou fuite"), stimule l'activité du système nerveux parasympathique (qui régit les processus de digestion et de régénération), réduit la tension sanguine et le rythme cardiaque, renforce le système immunitaire. Autant de propriétés bienvenues pour les autistes, qui ont tendance à vivre en état de stress chronique dès leur enfance.
Ce sont les stimulations sensorielles de l'environnement forestier qui contribuent à avoir un effet apaisant (environnement sonore, tactile, olfactif), ainsi que les substances volatiles excrétées par les arbres, les phytoncides: alpha-pinene et beta-pinene,. On retrouve des alpha-pinène dans de nombreuses huiles essentielles, comme celle de cyprès Hinoki, d'Abies alba (sapin argenté), de Pinus pinaster (pin maritime), de Pinus montana (pin de montagne), de Juniperus communis (genévrier), de Myrtus communis (myrte), de Citrus reticulata (mandarine verte), de Citrus limon (citron), de Commiphora myrra (myrrhe), de différentes variétés de Boswellia (encens)...
Encens Oliban (Boswellia sacra).
"Profondément solaire par essence, l’Oliban est l’encens biblique par excellence, et fut utilisé à travers tout le monde antique et médiéval pour favoriser le sentiment d’unité avec Dieu et l’élévation des pensées et des demandes vers celui-ci." - Site web d'Arnaud Thuly
Sources:
Effect of phytoncide from trees on human natural killer cell function.
Forest medicine research in Japan.
The physiological effects of Shinrin-yoku (taking in the forest atmosphere or forest bathing): evidence from field experiments in 24 forests across Japan.
Site web de Holiste, fabricant du Bol d'Air Jacquier
Site web de Holiste, fabricant du Bol d'Air Jacquier
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Etre en prise directe avec le sol permettrait la circulation d'électrons libres, du sol vers le corps, et ce serait ces électrons qui auraient un effet antioxydant (les antioxydants sont des donneurs d'électrons), effet globalement positif sur le système immunitaire et "anti-âge".
Pour les autistes, qui tendent à être plus sujet au stress oxydatif et à l'inflammation que les non-autistes, toute pratique anti-inflammatoire, anti-oxydante, non médicamenteuse, peut être extrêmement intéressante.
Il est possible de remplacer le contact direct "pieds nus" avec la terre par des chaussures équipées d'une petite "prise" au sol... Et non, il ne s'agit pas de wifi ni d'une ènième source d'ondes électro-magnétiques!
... ou, pour la nuit, plutôt que de dormir par terre dans les bois, on peut rester chez soi et s'équiper d'un draps, ou d'un plaid, tissé en partie de fil d'argent, relié à une prise de terre.
Attention: les draps ne sont pas "branchés", sous tension, mais uniquement reliés à la prise de terre, pas à la prise de courant!!
Ce genre d'équipement peu sembler "farfelu" (et il est malheureusement encore assez cher, quoi que les prix puissent beaucoup varier d'un site à l'autre, voir par exemple http://www.earthconnection.eu/), mais la connexion à la terre, la nuit, pourrait permettre d'améliorer la qualité du sommeil, en ayant un effet globalement calmant, en régulant le cycle de production du cortisol et en activant le système nerveux parasympathique.
Les autistes et leurs troubles du sommeil chroniques pourraient apprécier!
Source:
The effects of grounding (earthing) on inflammation, the immune response, wound healing, and prevention and treatment of chronic inflammatory and autoimmune diseases
Chaussures EarthRunners
Via grounded.com
... ou, pour la nuit, plutôt que de dormir par terre dans les bois, on peut rester chez soi et s'équiper d'un draps, ou d'un plaid, tissé en partie de fil d'argent, relié à une prise de terre.
Plaid Earthing
Attention: les draps ne sont pas "branchés", sous tension, mais uniquement reliés à la prise de terre, pas à la prise de courant!!
Attention! Si nos prises de courant sont dépourvues de prise de terre,
ou si leur prise de terre n'est pas réellement connectée à la terre,
un matériel de connexion à la terre ne pourra pas fonctionner!
Ce genre d'équipement peu sembler "farfelu" (et il est malheureusement encore assez cher, quoi que les prix puissent beaucoup varier d'un site à l'autre, voir par exemple http://www.earthconnection.eu/), mais la connexion à la terre, la nuit, pourrait permettre d'améliorer la qualité du sommeil, en ayant un effet globalement calmant, en régulant le cycle de production du cortisol et en activant le système nerveux parasympathique.
Les autistes et leurs troubles du sommeil chroniques pourraient apprécier!
Source:
The effects of grounding (earthing) on inflammation, the immune response, wound healing, and prevention and treatment of chronic inflammatory and autoimmune diseases
lundi 24 octobre 2016
Le "bon" magnésium
Petite liste de compléments à base de magnésium, pour les énervés, les fatigués, les anxieux...
Les aliments "normalo-moderne", hyper transformés, hyper raffinés, hyper appauvris en micro-nutriments, cultivés sur des sols de moins en moins "vivants", sont propice au développement de carences par défaut d'apports appropriés en micro-nutriments.
Le mode de vie normalo-moderne, hyper stressant, est propice au développement de carences puisque le stress augmente nos besoins en micro-nutriments.
La consommation d'aliments pro-inflammatoires, d'anti-nutriments (gluten, inhibiteurs d'alpha-amylase et de trypsine, lectines...), est propice au développement de carences puisque ces substances nuisent à la bonne santé intestinale, et diminuent donc nos capacités d'assimilation.
La consommation de médicaments, d'alcool, de tabac, de sucre..., "brûlent" nos réserves de micro-nutriments vitesse grand V (pour pouvoir se servir du glucose, le corps a besoin des "co-facteurs" que sont les vitamines et les minéraux, le corps surconsomme des vitamines et minéraux (anti-oxydants) pour se protéger des dommages des drogues, etc....)
Les autistes ont des rigidités alimentaires, des hyperesthésies propices aux développement de comportements alimentaires contraires à une bonne nutrition, propice aux carences, et ils ont qui plus est une paroi intestinale et une flore intestinale plus fragiles que la moyenne, propices aux développement de carences (sous-production de vitamines B par la flore, tendance à l'inflammation accrue, etc...).
Plein de bonnes raisons pour manquer de magnésium, entre autre, micro-nutriment essentiel à la bonne santé, y compris à la santé neuropscychologique (je ne vais pas faire la liste de toutes les fonctions que remplit le magnésium dans le corps, dans le système nerveux, le système immunitaire..., cette intro est déjà beaucoup trop longue!).
Bref, quand on est à cran, qu'on ne supporte plus le moindre stress, qu'on fait des crises de tétanie, de "spasmophilie", qu'on est déprimé, épuisé, etc... Une petite cure de magnésium peut être la très bienvenue, à condition de trouver le "bon" magnésium qui va vraiment refaire nos stocks plutôt que d'avoir juste un effet laxatif. Une "purge" peut être un soulagement, si on a une petite tendance à la constipation chronique: on aura la sensation d'être plus léger, on sera plus zen parce que moins "toxique" (les phénomènes de fermentation/putréfaction intestinales libèrent des métabolites qui sont loin d'être innocents et qui peuvent être absorbés par les intestins), mais on n'aura pas remonté nos stocks de magnésium pour autant.
Cela commence à se savoir que les formes "chlorure" et "oxyde" de magnésium sont essentiellement des laxatifs.
Ce sont malheureusement celles qu'on trouve le plus facilement un peu partout, comme dans l'eau d'Hepar, et ce sont les moins chères.
Une version "low cost" de la supplémentation en magnésium est celle qui consiste à prendre des bains au sel de nigari (chlorure de magnésium) ou au sel d'Epsom (sulfate de magnésium): le magnésium de ces sels sera absorbé par la peau. Ce sont des produits assez bon marché, qu'on trouve assez facilement en magasin bio, qu'on peut acheter "en gros" sur le net (aroma-zone...).
Mais tout le monde n'a pas une baignoire, ni la patience de prendre au minimum de longs bains de pieds "au magnésium".
(http://www.magnesiumoil.org.uk/magnesium-chloride-vs-magnesium-sulphate/)
La cure réputée "meilleur rapport qualité-prix" est celle de citrate de magnésium.
Les formes de magnésium encore plus performantes, mais plus chères, sont le glycinate, le bisglycinate, le glycérophosphate (sauf si grande conso de phosphore alimentaire ou insuffisance rénale), le taurinate ou le malate de magnésium.
C'est là, en général, que je laisse les gens se dépatouiller avec ces quelques recommandations, je n'ai moi-même encore jamais testé "la" cure de ceci cela. Je mets parfois des sels d'Epsom dans mon bain, je mange autant de fruits et légumes que possible, des plantes médicinales riches en micro-nutriments, du cacao cru, du chocolat cru, voir de l'herbe de blé en poudre, j'évite autant que possible les sources majeures d'anti-nutriments (les céréales à l'exception du riz blanc, les légumineuses, les fruits à coque, les pomme de terre ) mais ça s'arrête là. Même pour moi, m'y retrouver dans la jungle des magnésium, ça me prend un peu la tête, j'avoue.
Mais là, j'ai décidé de faire un effort.
J'ai trouvé des magnésium de qualité à peu près décente, dispo sur des boutiques en ligne française, et dans certains magasins bio, ou magasins de compléments alimentaires, ou pharmacie, et je mettrai en fin d'article ceux qui sont les plus recommandés sur les groupes "biomeds", où les parents sont très regardants à ce qu'ils donnent à leurs enfants, et ils évitent donc en général ces magnésium qui contiennent tous des additifs et/ou des formes de vitamines plus ou moins recommandables.
Ces magnésium "français" pourraient convenir à "mr et mme tout le monde", mais les autistes et autres personnes aux intestins fragiles, flore fragile, système immunitaire fragile, etc... devraient plutôt opter pour les produits les plus "clean" possible.
Des controverses existent au sujet de nombreux additifs, même au sein des personnes très branchées "biomed", tout le monde n'est pas d'accord, voir par exemple l'article de Kriss Kresser, au sujet du stearate de magnesium... Donc c'est compliqué, mais grosso modo, moins il y a d'additifs, mieux c'est.
Quelques magnésium (Mg) dispo en France (les prix indiqués sont ceux indiqués par les fabricants ou par maboutiqueonaturel.com et n'incluent pas les éventuels frais de port) :
Le D'Stress, de Synergia:
- Les atouts: du glycérophosphate de magnésium + de la taurine et de la B6 qui contribuent à la bonne assimilation de ce magnésium.
- Le bémol: contient du stéarate de magnésium et on ne sait quelle forme de B6, de B9... Les autistes pouvant avoir, par exemple, des problèmes d'assimilation de l'acide folique, ça peut être un soucis si cette B9 est de l'acide folique, et la forme la plus courante de B9 étant l'acide folique, il y a de bonnes probabilités pour que ce produit en contienne.
- 1,66g de glycérophosphate de Mg (dont 160mg de Mg) pour 6 comprimés, 80 comprimés/boîte = environ 14 euros/13 jours de cure (selon la posologie maximale recommandé par le fabricant)
Stress Mag +, de La Nutrtion
- Les atouts: du citrate de magnésium + de la taurine et de la B6.
- Le bémol: du stéarate de magnésium, et on ne sait quelle forme de B6, B9, B12...
- 300mg de citrate de Mg/6 comprimés, boîte de 120 comprimés = environ 20 euros/20 jours de cure (selon posologie max recommandée)
Ergystrécyl, de Nutergia:
- Les atouts: glycérophosphate de magnésium + B6, taurine, l-tyrosine... La l-tyrosine est particulièrement indiquée en cas de grosse difficulté à "démarrer" le matin, à se "sortir la tête du pâté"...
- Les bémols: la B9 est de l'acide folique, stéarate de magnésium...
- 180mg de Mg/3 comprimés, boîte de 60 gélules = environ 13 euros/20 jours de cure (selon posologie max recommandée).
Ergymag de Nutergia:
- Les atouts: citrate et bisglycinate de magnésium, vitamine B6...
- Les bémols: contient aussi de l'oxyde de Mg, sans que soit précisé sa proportion, stéarate de magnésium, dioxyde de titane (nanoparticule), gluconate de zinc (pas la meilleure forme)...
- 300mg de Mg/3 gélules, boîte de 50, 100, 300 gélules = environ 12 euros/16 jours de cure avec une boîte de 50 gélules, environ 15 euros/30 jours de cure avec une boîte de 100 gélules (selon poso max recommandée)
Mag-B Stress, de Diet Horizon:
- Les atouts: contient du glycérophosphate, malate et citrate de magnésium, de la l-théanine, un extrait de rhodiola titré en rosavine (plante adaptogène améliorant la résistance au stress).
- Les bémols: contient des vitamines du groupe B, mais on ne sait pas lesquelles ni en quelles quantité.
- 300mg de Mg/1 stick, environ 14 euros/15 jours de cure (selon poso max recommandée)
Malate de Magnésium, de SFB:
- Les atouts: magnésium malate.
- Les bémols: absence ce co-facteurs, contient du stéarate de magnésium.
- 300mg de MG malate/2 comprimés, environ 20 euros/45 jours de cure (selon posologie maximale recommandée).
Magnésium bysglycinate, de Solgar:
- Les atouts: bisglycinate de Mg.
- Les bémols: pas de co-facteurs.
- 400mg de Mg/4 comprimés, environ 15 euros/cure de 1 mois (selon poso max recommandée).
Ce qui me semble être un bon magnésium américain, pour un bon rapport qualité/prix:
Magnesium Optimizer, de Jarrow Formulas:
- Les atouts: magnésium malate, vitamine B6 (pyridoxal 5-phosphate), taurine.
- les béols: stéarate de magnésium.
- 100mg de Mg/comprimés, 100 comprimés/boite, 6,50 euros/cure de 50 jours (selon poso max recommandée)
Magnésium et quelques vitamines recommandés sur des groupes Biomed, dispo sur iherb.com, amazon.com...:
Magnesium glycinate – des labo Pure Encapsulations, Metabolic Maintenance, Kirkman's...
Magnesium Citrate – labo Life Extension
Vitamines B:
B-Complex Plus – labo Pure Encapsulations
B-Complex (forme liquide) – labo Metabolics
Basic B Complex – labo Thorne Research
+ de compléments alimentaires dans mon Mémoire-manifeste pour la bonne santé des autistes (et des non-autistes), page 126.
Les aliments "normalo-moderne", hyper transformés, hyper raffinés, hyper appauvris en micro-nutriments, cultivés sur des sols de moins en moins "vivants", sont propice au développement de carences par défaut d'apports appropriés en micro-nutriments.
Le mode de vie normalo-moderne, hyper stressant, est propice au développement de carences puisque le stress augmente nos besoins en micro-nutriments.
La consommation d'aliments pro-inflammatoires, d'anti-nutriments (gluten, inhibiteurs d'alpha-amylase et de trypsine, lectines...), est propice au développement de carences puisque ces substances nuisent à la bonne santé intestinale, et diminuent donc nos capacités d'assimilation.
La consommation de médicaments, d'alcool, de tabac, de sucre..., "brûlent" nos réserves de micro-nutriments vitesse grand V (pour pouvoir se servir du glucose, le corps a besoin des "co-facteurs" que sont les vitamines et les minéraux, le corps surconsomme des vitamines et minéraux (anti-oxydants) pour se protéger des dommages des drogues, etc....)
Les autistes ont des rigidités alimentaires, des hyperesthésies propices aux développement de comportements alimentaires contraires à une bonne nutrition, propice aux carences, et ils ont qui plus est une paroi intestinale et une flore intestinale plus fragiles que la moyenne, propices aux développement de carences (sous-production de vitamines B par la flore, tendance à l'inflammation accrue, etc...).
Plein de bonnes raisons pour manquer de magnésium, entre autre, micro-nutriment essentiel à la bonne santé, y compris à la santé neuropscychologique (je ne vais pas faire la liste de toutes les fonctions que remplit le magnésium dans le corps, dans le système nerveux, le système immunitaire..., cette intro est déjà beaucoup trop longue!).
Bref, quand on est à cran, qu'on ne supporte plus le moindre stress, qu'on fait des crises de tétanie, de "spasmophilie", qu'on est déprimé, épuisé, etc... Une petite cure de magnésium peut être la très bienvenue, à condition de trouver le "bon" magnésium qui va vraiment refaire nos stocks plutôt que d'avoir juste un effet laxatif. Une "purge" peut être un soulagement, si on a une petite tendance à la constipation chronique: on aura la sensation d'être plus léger, on sera plus zen parce que moins "toxique" (les phénomènes de fermentation/putréfaction intestinales libèrent des métabolites qui sont loin d'être innocents et qui peuvent être absorbés par les intestins), mais on n'aura pas remonté nos stocks de magnésium pour autant.
Cela commence à se savoir que les formes "chlorure" et "oxyde" de magnésium sont essentiellement des laxatifs.
Ce sont malheureusement celles qu'on trouve le plus facilement un peu partout, comme dans l'eau d'Hepar, et ce sont les moins chères.
Une version "low cost" de la supplémentation en magnésium est celle qui consiste à prendre des bains au sel de nigari (chlorure de magnésium) ou au sel d'Epsom (sulfate de magnésium): le magnésium de ces sels sera absorbé par la peau. Ce sont des produits assez bon marché, qu'on trouve assez facilement en magasin bio, qu'on peut acheter "en gros" sur le net (aroma-zone...).
Mais tout le monde n'a pas une baignoire, ni la patience de prendre au minimum de longs bains de pieds "au magnésium".
(http://www.magnesiumoil.org.uk/magnesium-chloride-vs-magnesium-sulphate/)
La cure réputée "meilleur rapport qualité-prix" est celle de citrate de magnésium.
Les formes de magnésium encore plus performantes, mais plus chères, sont le glycinate, le bisglycinate, le glycérophosphate (sauf si grande conso de phosphore alimentaire ou insuffisance rénale), le taurinate ou le malate de magnésium.
C'est là, en général, que je laisse les gens se dépatouiller avec ces quelques recommandations, je n'ai moi-même encore jamais testé "la" cure de ceci cela. Je mets parfois des sels d'Epsom dans mon bain, je mange autant de fruits et légumes que possible, des plantes médicinales riches en micro-nutriments, du cacao cru, du chocolat cru, voir de l'herbe de blé en poudre, j'évite autant que possible les sources majeures d'anti-nutriments (les céréales à l'exception du riz blanc, les légumineuses, les fruits à coque, les pomme de terre ) mais ça s'arrête là. Même pour moi, m'y retrouver dans la jungle des magnésium, ça me prend un peu la tête, j'avoue.
Mais là, j'ai décidé de faire un effort.
J'ai trouvé des magnésium de qualité à peu près décente, dispo sur des boutiques en ligne française, et dans certains magasins bio, ou magasins de compléments alimentaires, ou pharmacie, et je mettrai en fin d'article ceux qui sont les plus recommandés sur les groupes "biomeds", où les parents sont très regardants à ce qu'ils donnent à leurs enfants, et ils évitent donc en général ces magnésium qui contiennent tous des additifs et/ou des formes de vitamines plus ou moins recommandables.
Ces magnésium "français" pourraient convenir à "mr et mme tout le monde", mais les autistes et autres personnes aux intestins fragiles, flore fragile, système immunitaire fragile, etc... devraient plutôt opter pour les produits les plus "clean" possible.
Des controverses existent au sujet de nombreux additifs, même au sein des personnes très branchées "biomed", tout le monde n'est pas d'accord, voir par exemple l'article de Kriss Kresser, au sujet du stearate de magnesium... Donc c'est compliqué, mais grosso modo, moins il y a d'additifs, mieux c'est.
- - -
Le D'Stress, de Synergia:
- Les atouts: du glycérophosphate de magnésium + de la taurine et de la B6 qui contribuent à la bonne assimilation de ce magnésium.
- Le bémol: contient du stéarate de magnésium et on ne sait quelle forme de B6, de B9... Les autistes pouvant avoir, par exemple, des problèmes d'assimilation de l'acide folique, ça peut être un soucis si cette B9 est de l'acide folique, et la forme la plus courante de B9 étant l'acide folique, il y a de bonnes probabilités pour que ce produit en contienne.
- 1,66g de glycérophosphate de Mg (dont 160mg de Mg) pour 6 comprimés, 80 comprimés/boîte = environ 14 euros/13 jours de cure (selon la posologie maximale recommandé par le fabricant)
Stress Mag +, de La Nutrtion
- Les atouts: du citrate de magnésium + de la taurine et de la B6.
- Le bémol: du stéarate de magnésium, et on ne sait quelle forme de B6, B9, B12...
- 300mg de citrate de Mg/6 comprimés, boîte de 120 comprimés = environ 20 euros/20 jours de cure (selon posologie max recommandée)
Ergystrécyl, de Nutergia:
- Les atouts: glycérophosphate de magnésium + B6, taurine, l-tyrosine... La l-tyrosine est particulièrement indiquée en cas de grosse difficulté à "démarrer" le matin, à se "sortir la tête du pâté"...
- Les bémols: la B9 est de l'acide folique, stéarate de magnésium...
- 180mg de Mg/3 comprimés, boîte de 60 gélules = environ 13 euros/20 jours de cure (selon posologie max recommandée).
Ergymag de Nutergia:
- Les atouts: citrate et bisglycinate de magnésium, vitamine B6...
- Les bémols: contient aussi de l'oxyde de Mg, sans que soit précisé sa proportion, stéarate de magnésium, dioxyde de titane (nanoparticule), gluconate de zinc (pas la meilleure forme)...
- 300mg de Mg/3 gélules, boîte de 50, 100, 300 gélules = environ 12 euros/16 jours de cure avec une boîte de 50 gélules, environ 15 euros/30 jours de cure avec une boîte de 100 gélules (selon poso max recommandée)
Mag-B Stress, de Diet Horizon:
- Les atouts: contient du glycérophosphate, malate et citrate de magnésium, de la l-théanine, un extrait de rhodiola titré en rosavine (plante adaptogène améliorant la résistance au stress).
- Les bémols: contient des vitamines du groupe B, mais on ne sait pas lesquelles ni en quelles quantité.
- 300mg de Mg/1 stick, environ 14 euros/15 jours de cure (selon poso max recommandée)
Malate de Magnésium, de SFB:
- Les atouts: magnésium malate.
- Les bémols: absence ce co-facteurs, contient du stéarate de magnésium.
- 300mg de MG malate/2 comprimés, environ 20 euros/45 jours de cure (selon posologie maximale recommandée).
Magnésium bysglycinate, de Solgar:
- Les atouts: bisglycinate de Mg.
- Les bémols: pas de co-facteurs.
- 400mg de Mg/4 comprimés, environ 15 euros/cure de 1 mois (selon poso max recommandée).
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Magnesium Optimizer, de Jarrow Formulas:
- Les atouts: magnésium malate, vitamine B6 (pyridoxal 5-phosphate), taurine.
- les béols: stéarate de magnésium.
- 100mg de Mg/comprimés, 100 comprimés/boite, 6,50 euros/cure de 50 jours (selon poso max recommandée)
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Magnesium glycinate – des labo Pure Encapsulations, Metabolic Maintenance, Kirkman's...
Magnesium Citrate – labo Life Extension
Vitamines B:
B-Complex Plus – labo Pure Encapsulations
B-Complex (forme liquide) – labo Metabolics
Basic B Complex – labo Thorne Research
+ de compléments alimentaires dans mon Mémoire-manifeste pour la bonne santé des autistes (et des non-autistes), page 126.
jeudi 13 octobre 2016
Génétique, chiffres et épigénétique
"... peut-être que l'autisme est une pathologie beaucoup plus fonctionnelle qu'on ne l'imagine, que peut-être on peut réverser, changer les trajectoires des patients avec des stratégies qui restent, encore une fois, à préciser." - Pr Richard Delorme, 2 avril 2016.
Il y a quelques jours, la Fondation Fondamental a relayé un article du magasine Prima via son compte facebook, article dans lequel il est annoncé que l'autisme est "d'origine génétique dans 80% des cas".
L'article se base sur une interview du Pr Delorme, dont quelques rares propos sont effectivement retranscrits, mais la mention des "80%" ne semblent pas extraite d'une citation à proprement parlé.
On notera que cet article stipule aussi que "En cas d'inquiétude votre pédiatre ou médecin généraliste déterminera l'origine des difficultés de développement." Là, on a un peu envie de rétorquer: "Lol" (c'est à dire en grammaire plus correcte: "bah voyons, la bonne blague!!!"), quand on sait à quel point les médecins français sont mal formés en matière d'autisme, à quel point ils ne se sentent pas compétents en matière d'autisme, ou à quel point ils se croient compétents à tord, à quel point ils ont toujours tendance à associer autisme à psychose... Hum, cette petite phrase parait bien naïve et permet de s'interroger sur la validité des autres informations transmises par cet article.
Il se trouve qu'en avril dernier, la Fondation Fondamental a co-organisé (entre autre avec la Fondation Autisme et l'Ecole Normale Supérieure), un colloque pendant lequel les professeurs Delorme et Bourgeron ont présenté leurs recherches en matière de génétique, et leurs résultats, et que pas une fois ils ne disent que 80% des cas d'autisme sont assurément de cause purement génétique.
Soit ils ont réussi à découvrir beaucoup de nouveaux gènes depuis avril dernier, soit l'auteur de cet article a mal compris quelque chose, soit il va falloir que je trouve la source de l'info parce que tout cela me laisse comme un gros doute.
Pour le coup, j'ai re-regardé l'intervention des Pr Delorme et Bourgeron, et donc oui, moi aussi je suis en capacité à faire des citations, et de sélectionner une "accroche" plus à mon goût pour mon article. J'ai même pris des notes, accompagnées de quelques remarques perso en prime (voir en fin d'article), pour être sûre de ne pas louper la mention d'un éventuel "80% de quelque chose"... Et non, rien. Il n'y a même aucune évaluation de la proportion des cas d'autisme d'origine purement génétique.
Peut-être, entre autre, parce qu'il n'existe encore aucune évaluation de la prévalence réelle de l'autisme en France, vu que tous les autistes (enfants + adultes) sont encore loin d'être diagnostiqués...
Ceci dit, il est fort dommage que des chercheurs en génétique ne mentionnent pas une seule fois au cours de leurs présentation la notion d'épigénétique, qui permet de comprendre qu'un gène tout seul ne fait pas tout, que son expression, sur-expression, sous-expression ou son silence peuvent dépendre de l'environnement dans lequel ce gène se trouve, "environnement" étant à comprendre dans le sens de "présence ou absence de certaines molécules endogènes ou exogènes: hormones, neurotransmetteurs, toxiques, vitamines...". On comprendrait ainsi bien mieux que les médicaments alopathiques ne sont pas les seuls à pouvoir agir sur les voies métaboliques régulées/dérégulées par nos gènes, leurs anomalies, leurs mutations.
Pour les plus curieux, j'ai écrit tout un chapitre sur "Le grand débat des causes de l'autisme" dans mon Mémoire-Manifeste pour la bonne santé des autistes (et des non-autistes) , page 44.
Et pour illustration plus récente, voici le résumé d'un article publié en septembre 2016:
"L’étiopathogénie des troubles du spectre autistique (TSA) est complexe et multifactorielle. Le rôle des facteurs génétiques et environnementaux dans son émergence est bien documenté. Les recherches actuelles tendent à montrer que ces deux facteurs agissent de manière synergique et que les modifications épigénétiques pourraient constituer le médiateur qui sous-tend cette interaction. L’épigénétique désigne les processus moléculaires permettant de moduler l’expression des gènes sans changements dans la séquence de l’ADN. Il s’agit principalement de la méthylation de l’ADN et de la modification post-traductionnelle des histones. Dans cet article, nous présentons un état synthétique des connaissances actuelles sur l’hypothèse épigénétique dans les TSA. Après avoir développé les principaux mécanismes intervenant dans la régulation épigénétique, nous exposons dans la première partie les arguments en faveur de cette hypothèse dans les TSA. Les modifications épigénétiques des gènes candidats de l’autisme seront abordées secondairement ainsi que les facteurs environnementaux qui pourraient augmenter le risque des TSA par le biais de changement dans les marques épigénétiques. Finalement, nous exposerons certaines des limites méthodologiques des études épigénétiques conduites dans les troubles neurodéveloppementaux.
http://www.em-consulte.com/article/1083115/alertePM
Quelques autres publications sur le même thème, en anglais (pour les quiches en anglais, il existe des logiciels de traduction en ligne!) :
- Gene × Environment Interactions in Autism Spectrum Disorders: Role of Epigenetic Mechanisms
- From Genes to Environment: Using integrative genomics to build a “systems level” understanding of autism spectrum disorders
- Risk factors in autism: Thinking outside the brain
La vidéo des interventions des Pr Bourgeron et Delorme du 2 avril 2016:
Et pour finir, les notes que j'ai prises (pour ceux qui auraient la flemme de tout regarder/écouter):
A partir de la 54ème minute de la vidéo:
Vulnérabilité génétique et troubles du spectre autistique
Diagnostics, mécanismes et espoirs thérapeutiques
Pr Thomas Bourgeron - Pr Richard Delorme
Présentation du Pr Bourgeron:
Quelles stratégies ?
1 Pour identifier les causes génétiques de l'autisme
2 pour comprendre les mécanismes
3 pour trouver des traitements efficaces
Population autiste: extrêmement hétérogène.
"On fait un travail en génétique pour comprendre les différentes causes des autismes, qui sont très très hétérogènes d'un enfant à l'autre." [ndlr: on parle donc bien "des" causes, pas d'une cause unique ou quasi unique qui serait dans 80% des cas une cause purement génétique]
Plus de 200 gènes impliqués dans l'autisme.
"Que nous disent ces gènes? Que des voies biologiques sont impliquées dans l'autisme [ndlr: donc que l'autisme est avant tout "biologique", on est d'accord!], en particulier les points de contact entre les neurones [ndlr: pour illustrer le propos: représentation d'un encéphale... Or, des neurones on en a partout dans tout le corps, on aurait aussi bien pu représenter un intestin!!!]
"Il n'y a pas une seule façon d'avoir un autisme, au niveau génétique. On peut avoir ce qu'on appelle une maladie mono-génique, où les parents n'ont pas de mutation et par contre l'enfant va avoir une mutation. C'est ce qu'on appelle une mutation "de novo".
Après il y a des formes poly-géniques et même très poly-géniques, où l'on a beaucoup de variantes..."
"Alors, où est-ce qu'on est bon, où est-ce qu'on est moins bon?
Pour les formes mono-géniques, on est assez bon, maintenant on trouve des formes génétiques chez à peu près + de 25% des enfants avec autisme et déficience intellectuelle." [et des adultes???! bref, les "+ de 25% des enfants autistes avec DI" sont loin de représenter la totalité des personnes autistes, surtout en France, où tous les autistes sont très très loin d'être tous diagnostiqués].
"Pour les formes poly-géniques, avec plusieurs gènes, là on commence à identifier des gènes, et le prochain gène va "sortir" dans quelques semaines, on l'a identifié avec Richard [Delorme] et Marion [Leboyer]. Et puis les formes très poly-géniques, où là on n'est pas très bon, et en particulier pourquoi on n'est pas très bon parce que chaque laboratoire travaille un peu isolément et en fait il faut qu'on se regroupe tous ensemble pour essayer de trouver ces gènes, et ils vont expliquer beaucoup de personnes avec autisme. (...)(...) L'autisme, l'hyperactivité, la schizophrénie, peuvent avoir des bases génétiques communes. Il ne faut pas qu'on isole l'autisme des autres troubles."
Exemple du gène muté "Shank 2" (tiré de "Autistic-like behaviors and hyperactivity in mice lacking ProSAPI/Shak2: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22699619) : induit une hyperactivité, des troubles des interactions sociales, des troubles de la vocalisation.
But: "On est en train de tester ces comportements [des souris avec gènes mutés] pour essayer de comprendre le rôle de ces gènes et, après, trouver des molécules qui vont modifier ce comportement." [donc on essaye de comprendre les voies biologiques régulées par les gènes impliqués pour ensuite "compenser" les dérèglements biologiques induits par les mutations, via des traitements médicamenteux, donc il est question de "traiter"/compenser la "génétique" par de la chimie - à titre indicatif, la nutrition et la phytothérapie aussi, c'est de la chimie].
Intervention du Pr Delorme (1h03):
- Délimiter les relations pheotype-genotype- Exemple du gène SHANK3:
"Environ 1,5% à 2% des patients avec autisme ET retard mental sont porteurs de cette mutation du gène SHANK3, ce qui en fait un des gènes "majeurs" impliqués dans l'autisme."
- Délimiter les relations phénotype-genotype - Exemple du gène CNTN6 : gène qui induit un ralentissement de la vitesse de conduction de l'information auditive (avec implication dans l'hypersensibilité auditive).
Le gène CNTN6 est un des gènes impliqués dans l'autisme, on le retrouve autant chez certains enfants autistes que chez les parents non-autistes de ces enfants.
Les personnes porteuses de ce gène ont une vitesse de conduction de l'information auditive diminuée, sans pour autant être forcément autistes.
Absence du gène CNTN6 = pas d'anomalie de la vitesse de conduction de l'info auditive.
- Identifier de nouvelles pistes thérapeutiques (Delorme et al., Nature Medecine, 2013):
Un gène est le "plan" de fabrication d'une protéine.
Ce sont les protéines qui sont les cibles potentielles des traitements.
Un médicament alopathique comme le lithium pourrait avoir un effet bénéfique sur les personnes porteuses de la mutation du gène Shank3.
- Exemple du syndrome de Rett, expérimentation sur une souris dont un gène a été éteint et qui présente les caractéristiques du Syndrome de Rett.
Quand on "réactive" le gène impliqué (avec traitement médicamenteux): la souris retrouve ses capacités motrices, de mémoire spatiale, etc... [ce qui suggère que le gène "muté"/déletté n'a pas un rôle clé dans le neurodéveloppement mais uniquement dans le maintient du fonctionnement normal du système nerveux après la fin du développement: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22525157]
Donc, "... peut-être que l'autisme est une pathologie beaucoup plus fonctionnelle qu'on ne l'imagine, que peut-être on peut réverser, changer les trajectoires des patients avec des stratégies qui restent, encore une fois, à préciser."
Il y a quelques jours, la Fondation Fondamental a relayé un article du magasine Prima via son compte facebook, article dans lequel il est annoncé que l'autisme est "d'origine génétique dans 80% des cas".
(cliquer sur l'image pour l'agrandir)
L'article se base sur une interview du Pr Delorme, dont quelques rares propos sont effectivement retranscrits, mais la mention des "80%" ne semblent pas extraite d'une citation à proprement parlé.
On notera que cet article stipule aussi que "En cas d'inquiétude votre pédiatre ou médecin généraliste déterminera l'origine des difficultés de développement." Là, on a un peu envie de rétorquer: "Lol" (c'est à dire en grammaire plus correcte: "bah voyons, la bonne blague!!!"), quand on sait à quel point les médecins français sont mal formés en matière d'autisme, à quel point ils ne se sentent pas compétents en matière d'autisme, ou à quel point ils se croient compétents à tord, à quel point ils ont toujours tendance à associer autisme à psychose... Hum, cette petite phrase parait bien naïve et permet de s'interroger sur la validité des autres informations transmises par cet article.
Il se trouve qu'en avril dernier, la Fondation Fondamental a co-organisé (entre autre avec la Fondation Autisme et l'Ecole Normale Supérieure), un colloque pendant lequel les professeurs Delorme et Bourgeron ont présenté leurs recherches en matière de génétique, et leurs résultats, et que pas une fois ils ne disent que 80% des cas d'autisme sont assurément de cause purement génétique.
Soit ils ont réussi à découvrir beaucoup de nouveaux gènes depuis avril dernier, soit l'auteur de cet article a mal compris quelque chose, soit il va falloir que je trouve la source de l'info parce que tout cela me laisse comme un gros doute.
Pour le coup, j'ai re-regardé l'intervention des Pr Delorme et Bourgeron, et donc oui, moi aussi je suis en capacité à faire des citations, et de sélectionner une "accroche" plus à mon goût pour mon article. J'ai même pris des notes, accompagnées de quelques remarques perso en prime (voir en fin d'article), pour être sûre de ne pas louper la mention d'un éventuel "80% de quelque chose"... Et non, rien. Il n'y a même aucune évaluation de la proportion des cas d'autisme d'origine purement génétique.
Peut-être, entre autre, parce qu'il n'existe encore aucune évaluation de la prévalence réelle de l'autisme en France, vu que tous les autistes (enfants + adultes) sont encore loin d'être diagnostiqués...
Ceci dit, il est fort dommage que des chercheurs en génétique ne mentionnent pas une seule fois au cours de leurs présentation la notion d'épigénétique, qui permet de comprendre qu'un gène tout seul ne fait pas tout, que son expression, sur-expression, sous-expression ou son silence peuvent dépendre de l'environnement dans lequel ce gène se trouve, "environnement" étant à comprendre dans le sens de "présence ou absence de certaines molécules endogènes ou exogènes: hormones, neurotransmetteurs, toxiques, vitamines...". On comprendrait ainsi bien mieux que les médicaments alopathiques ne sont pas les seuls à pouvoir agir sur les voies métaboliques régulées/dérégulées par nos gènes, leurs anomalies, leurs mutations.
Pour les plus curieux, j'ai écrit tout un chapitre sur "Le grand débat des causes de l'autisme" dans mon Mémoire-Manifeste pour la bonne santé des autistes (et des non-autistes) , page 44.
Et pour illustration plus récente, voici le résumé d'un article publié en septembre 2016:
"L’étiopathogénie des troubles du spectre autistique (TSA) est complexe et multifactorielle. Le rôle des facteurs génétiques et environnementaux dans son émergence est bien documenté. Les recherches actuelles tendent à montrer que ces deux facteurs agissent de manière synergique et que les modifications épigénétiques pourraient constituer le médiateur qui sous-tend cette interaction. L’épigénétique désigne les processus moléculaires permettant de moduler l’expression des gènes sans changements dans la séquence de l’ADN. Il s’agit principalement de la méthylation de l’ADN et de la modification post-traductionnelle des histones. Dans cet article, nous présentons un état synthétique des connaissances actuelles sur l’hypothèse épigénétique dans les TSA. Après avoir développé les principaux mécanismes intervenant dans la régulation épigénétique, nous exposons dans la première partie les arguments en faveur de cette hypothèse dans les TSA. Les modifications épigénétiques des gènes candidats de l’autisme seront abordées secondairement ainsi que les facteurs environnementaux qui pourraient augmenter le risque des TSA par le biais de changement dans les marques épigénétiques. Finalement, nous exposerons certaines des limites méthodologiques des études épigénétiques conduites dans les troubles neurodéveloppementaux.
http://www.em-consulte.com/article/1083115/alertePM
Quelques autres publications sur le même thème, en anglais (pour les quiches en anglais, il existe des logiciels de traduction en ligne!) :
- Gene × Environment Interactions in Autism Spectrum Disorders: Role of Epigenetic Mechanisms
- From Genes to Environment: Using integrative genomics to build a “systems level” understanding of autism spectrum disorders
- Risk factors in autism: Thinking outside the brain
La vidéo des interventions des Pr Bourgeron et Delorme du 2 avril 2016:
Et pour finir, les notes que j'ai prises (pour ceux qui auraient la flemme de tout regarder/écouter):
A partir de la 54ème minute de la vidéo:
Vulnérabilité génétique et troubles du spectre autistique
Diagnostics, mécanismes et espoirs thérapeutiques
Pr Thomas Bourgeron - Pr Richard Delorme
Présentation du Pr Bourgeron:
Quelles stratégies ?
1 Pour identifier les causes génétiques de l'autisme
2 pour comprendre les mécanismes
3 pour trouver des traitements efficaces
Population autiste: extrêmement hétérogène.
"On fait un travail en génétique pour comprendre les différentes causes des autismes, qui sont très très hétérogènes d'un enfant à l'autre." [ndlr: on parle donc bien "des" causes, pas d'une cause unique ou quasi unique qui serait dans 80% des cas une cause purement génétique]
Plus de 200 gènes impliqués dans l'autisme.
"Que nous disent ces gènes? Que des voies biologiques sont impliquées dans l'autisme [ndlr: donc que l'autisme est avant tout "biologique", on est d'accord!], en particulier les points de contact entre les neurones [ndlr: pour illustrer le propos: représentation d'un encéphale... Or, des neurones on en a partout dans tout le corps, on aurait aussi bien pu représenter un intestin!!!]
"Il n'y a pas une seule façon d'avoir un autisme, au niveau génétique. On peut avoir ce qu'on appelle une maladie mono-génique, où les parents n'ont pas de mutation et par contre l'enfant va avoir une mutation. C'est ce qu'on appelle une mutation "de novo".
Après il y a des formes poly-géniques et même très poly-géniques, où l'on a beaucoup de variantes..."
"Alors, où est-ce qu'on est bon, où est-ce qu'on est moins bon?
Pour les formes mono-géniques, on est assez bon, maintenant on trouve des formes génétiques chez à peu près + de 25% des enfants avec autisme et déficience intellectuelle." [et des adultes???! bref, les "+ de 25% des enfants autistes avec DI" sont loin de représenter la totalité des personnes autistes, surtout en France, où tous les autistes sont très très loin d'être tous diagnostiqués].
"Pour les formes poly-géniques, avec plusieurs gènes, là on commence à identifier des gènes, et le prochain gène va "sortir" dans quelques semaines, on l'a identifié avec Richard [Delorme] et Marion [Leboyer]. Et puis les formes très poly-géniques, où là on n'est pas très bon, et en particulier pourquoi on n'est pas très bon parce que chaque laboratoire travaille un peu isolément et en fait il faut qu'on se regroupe tous ensemble pour essayer de trouver ces gènes, et ils vont expliquer beaucoup de personnes avec autisme. (...)(...) L'autisme, l'hyperactivité, la schizophrénie, peuvent avoir des bases génétiques communes. Il ne faut pas qu'on isole l'autisme des autres troubles."
Exemple du gène muté "Shank 2" (tiré de "Autistic-like behaviors and hyperactivity in mice lacking ProSAPI/Shak2: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22699619) : induit une hyperactivité, des troubles des interactions sociales, des troubles de la vocalisation.
But: "On est en train de tester ces comportements [des souris avec gènes mutés] pour essayer de comprendre le rôle de ces gènes et, après, trouver des molécules qui vont modifier ce comportement." [donc on essaye de comprendre les voies biologiques régulées par les gènes impliqués pour ensuite "compenser" les dérèglements biologiques induits par les mutations, via des traitements médicamenteux, donc il est question de "traiter"/compenser la "génétique" par de la chimie - à titre indicatif, la nutrition et la phytothérapie aussi, c'est de la chimie].
Intervention du Pr Delorme (1h03):
- Délimiter les relations pheotype-genotype- Exemple du gène SHANK3:
"Environ 1,5% à 2% des patients avec autisme ET retard mental sont porteurs de cette mutation du gène SHANK3, ce qui en fait un des gènes "majeurs" impliqués dans l'autisme."
- Délimiter les relations phénotype-genotype - Exemple du gène CNTN6 : gène qui induit un ralentissement de la vitesse de conduction de l'information auditive (avec implication dans l'hypersensibilité auditive).
Le gène CNTN6 est un des gènes impliqués dans l'autisme, on le retrouve autant chez certains enfants autistes que chez les parents non-autistes de ces enfants.
Les personnes porteuses de ce gène ont une vitesse de conduction de l'information auditive diminuée, sans pour autant être forcément autistes.
Absence du gène CNTN6 = pas d'anomalie de la vitesse de conduction de l'info auditive.
- Identifier de nouvelles pistes thérapeutiques (Delorme et al., Nature Medecine, 2013):
Un gène est le "plan" de fabrication d'une protéine.
Ce sont les protéines qui sont les cibles potentielles des traitements.
Un médicament alopathique comme le lithium pourrait avoir un effet bénéfique sur les personnes porteuses de la mutation du gène Shank3.
- Exemple du syndrome de Rett, expérimentation sur une souris dont un gène a été éteint et qui présente les caractéristiques du Syndrome de Rett.
Quand on "réactive" le gène impliqué (avec traitement médicamenteux): la souris retrouve ses capacités motrices, de mémoire spatiale, etc... [ce qui suggère que le gène "muté"/déletté n'a pas un rôle clé dans le neurodéveloppement mais uniquement dans le maintient du fonctionnement normal du système nerveux après la fin du développement: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22525157]
Donc, "... peut-être que l'autisme est une pathologie beaucoup plus fonctionnelle qu'on ne l'imagine, que peut-être on peut réverser, changer les trajectoires des patients avec des stratégies qui restent, encore une fois, à préciser."
lundi 15 août 2016
Psychiatrie nutritionnelle : votre cerveau sous alimentation
Si le Pr Marion Leboyer est une sorcière, alors Harvard c'est Poudlard!
C'est sur un groupe de discussion facebook que j'ai lu récemment que le Pr Leboyer (une des spécialistes françaises de l'autisme), se ferait traiter de "sorcière" par certains de ses "collègues" (des collègues psychiatres psychanalystes, peut-être? Des copains de la Milivudes?!). Et hier j'ai regardé un peu Harry Potter et la coupe de feu..., donc voilà, chacun ses références cinématographiques...
Le Pr Leboyer est très branchée neuroinflammation, immuno-psychiatrie, et il est possible, qu'en conséquence, elle aussi s'intéresse à la psychiatrie nutritionnelle, dont il est question dans cet article que je traduis ici, pour les français quiches en anglais: un article du site web "Harvard Health Publications", publié par la Harvard Medical School.
Par le Dr Eva Selhub, 16 novembre 2015:
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23720230
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4167107/Il existe maintenant 2 études suggérant qu'une amélioration de l'alimentation peut prévenir la dépression :
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3848350/
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4050338/
L'alimentation durant les premières années de la vie est aussi lié à la santé mentale des enfants :
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24074470
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25524365
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23541912
De nombreuses données sur les animaux montrent que les modifications de l'alimentation affectent la plasticité cérébrale et il existe maintenant des données sur les humains qui suggèrent la même chose :
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4563885/
Finalement, une étude à venir sur le traitement de la dépression via une amélioration de l'alimentation, et dont les résultats devraient être publiés prochainement.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3636120/
Autre lien sur le sujet : Healthy eating : A guide to the new nutrition http://www.health.harvard.edu/special-health-reports/healthy-eating-a-guide-to-the-new-nutrition?utm_source=HHPBlog&utm_medium=link&utm_content=related-text&utm_campaign=referral
C'est sur un groupe de discussion facebook que j'ai lu récemment que le Pr Leboyer (une des spécialistes françaises de l'autisme), se ferait traiter de "sorcière" par certains de ses "collègues" (des collègues psychiatres psychanalystes, peut-être? Des copains de la Milivudes?!). Et hier j'ai regardé un peu Harry Potter et la coupe de feu..., donc voilà, chacun ses références cinématographiques...
Le Pr Leboyer est très branchée neuroinflammation, immuno-psychiatrie, et il est possible, qu'en conséquence, elle aussi s'intéresse à la psychiatrie nutritionnelle, dont il est question dans cet article que je traduis ici, pour les français quiches en anglais: un article du site web "Harvard Health Publications", publié par la Harvard Medical School.
Par le Dr Eva Selhub, 16 novembre 2015:
Psychiatrie nutritionnelle: Votre cerveau sous alimentation
Pensez-y. Votre cerveau est toujours
allumé. Il gère vos pensées et vos mouvements, votre respiration
et vos battements de cœur, vos sens, il travaille dur 24H/24, 7
jours/7, même lorsque vous dormez. Cela signifie que votre cerveau
requière un approvisionnement en carburant constant. Ce
« carburant » provient de la nourriture que vous ingérez,
et ce que contient ce carburant fait toute la différence. Pour faire
simple, ce que vous mangez affecte la structure et le fonctionnement
de votre cerveau et, ultimement, votre humeur.
Comme une voiture de luxe, votre
cerveau fonctionne au mieux lorsqu'on lui fournit du carburant de
qualité « premium ». Manger une nourriture de haute
qualité qui contient beaucoup de vitamines, de minéraux,
d'anti-oxydants nourrit le cerveau et le protège du stress oxydatif
– ces déchets (radicaux libres) produits lorsque le corps utilise
de l'oxygène, et qui peuvent endommager les cellules.
Malheureusement, tout comme une voiture
de luxe, votre cerveau peut être endommagé si vous ingérez quoi
que ce soit d'autre que du carburant « premium ». Si des
substances contenues dans du carburant bas de gamme (tels que celles
contenues dans les aliments industriels et raffinés) atteignent le
cerveau, il a peu de façon de s'en débarrasser. Les alimentations
riches en sucres raffinés, par exemple, sont dommageables pour le
cerveau. En plus d'être problématiques pour la régulation de
l'insuline, elles favorisent l'inflammation et le stress oxydatif. De
multiples études ont trouvé une corrélation entre un régime riche
en sucres raffinés et un fonctionnement cérébral altéré – et
même une aggravation des symptômes des troubles de l'humeur, comme
la dépression.
C'est sensé. Si votre cerveau est
privé d'une nutrition de haute qualité, ou si les radicaux libres
ou des cellules pro-inflammatoires circulent dans le cerveau,
contribuant à endommager les tissus cérébraux, il va y avoir des
conséquences. Ce qui est intéressant, c'est que pendant de
nombreuses années, le champ de la médecine n'a pas pleinement
reconnu la connexion entre humeur et alimentation.
Aujourd'hui, heureusement, le champ
bourgeonnant de la psychiatrie nutritionnelle découvre qu'il y a de
nombreuses conséquences et corrélations entre, non seulement ce que
vous mangez, comment vous vous sentez, et comment vous vous
comportez, mais aussi le type de bactéries qui vivent dans vos
intestins.
Comment la nourriture que vous
mangez affecte la façon dont vous vous sentez
La sérotonine est un neurotransmetteur
qui aide à réguler le sommeil et l'appétit, module votre humeur,
et inhibe la douleur. Puisque environ 95% de votre sérotonine est
produite dans votre système digestif, et que votre système digestif
est tapissé de cent millions de cellules nerveuses - ou neurones,
c'est logique que le fonctionnement de votre système digestif ne
soit pas seulement responsable de la digestion de votre nourriture,
mais guide vos émotions. Et qui plus est, le fonctionnement de ces
neurones – et la production de neurotransmetteurs, comme la
sérotonine, est hautement influencée par les milliards de
« bonnes » bactéries qui constituent votre microbiome.
Ces bactéries jouent un rôle essentiel dans votre santé. Elles
protègent la paroi de vos intestins et forment une barrière solide
contre les toxines et les « mauvaises » bactéries ;
elles limitent l'inflammation, elles améliorent l'absorption des
nutriments contenus dans votre alimentation, et elles actionnent des
circuits neuronaux qui relient directement les intestins et le
cerveau.
Des études ont montré que lorsque des
gens prennent des probiotiques (des compléments contenant de bonnes
bactéries), leur niveau d'anxiété, leur perception du stress, leur
tournure d'esprit s'améliorent, comparé à des gens qui n'en ont
pas pris. D'autres études ont comparé des régimes traditionnels,
comme le régime méditerranéen et l'alimentation japonaise
traditionnelle, à une alimentation occidentale typique ["moderne"] et ont montré
que le risque de dépression est 25% à 35% inférieur chez ceux qui
consomment une alimentation traditionnelle. Les scientifiques expliquent ces
différences par la richesse de ces alimentations traditionnelles en
légumes, fruits, céréales complètes, poisson, fruits de mer, et
leur faible teneur en viande grasse et laitages. Elles sont aussi
dépourvues d'aliments industriels et raffinés et en sucres, qui sont
les bases du régime occidental. De plus, beaucoup de ces aliments
non-industriels sont fermentés, et agissent donc en probiotiques
naturels. La fermentation utilise des bactéries et des levures pour
convertir les sucres en dioxyde de carbone, en alcool, en acide
lactique. Elle est utilisée pour conserver les aliments et leur
donner un goût et une texture agréable.
Cela peut vous sembler invraisemblable,
mais la notion que les bonnes bactéries, non seulement influencent
ce que vous digérez et ce que vous assimilez mais affectent le
niveau d'inflammation dans tout votre corps, ainsi que votre humeur
et votre niveau d'énergie, cette notion gagne en popularité parmi
les chercheurs. Les résultats ont été assez extraordinaire jusque
là.
Qu'est-ce que cela signifie pour
vous ?
Commencez à
prêter attention à comment vous vous sentez après avoir mangé
différents aliments – pas seulement dans l'instant mais le
lendemain. Essayez d'avoir une alimentation « propre »
pendant 2 à 3 semaines – ce qui signifie supprimer tous les
aliments industriels et le sucre. Ajoutez des aliments fermentés,
comme le kimchi, le miso [non pasteurisé, NDLT], la choucroute, les
pickles, ou le kombucha [en magasin bio! NDLT]. Vous pourriez aussi
tenter une alimentation sans laitages – et certaines personnes se
sentent même mieux quand leur alimentation est sans gluten. Voyez
comment vous vous sentez. Ensuite, réintroduisez les aliments
[transformés] un par un, et voyez comment vous vous sentez.
Quand mes patients
passent à une alimentation « propre », ils ont du mal à
croire à quel point ils se sentent mieux à la fois physiquement et
émotionnellement, et à quel point ils se sentent plus mal quand ils
réintroduisent les aliments connus pour favoriser l'inflammation
[aliments industriels, sucre, gluten...]. Essayez !
Pour plus
d'information sur ce sujet, voir « Nutritionnal medicine as
mainstrem in psychiatry », Sarris J, et al. Lancet Psychiatry.
2015.
Le champ de la
psychiatrie nutritionnelle est relativement récent, cependant il
existe des données relatives à l'association entre la qualité de
l'alimentation et la santé mentale dans différents pays, cultures
et groupes d'âge – sur la dépression en particulier. Voici
quelques liens vers des revues et meta-analyses :
http://ajcn.nutrition.org/content/99/1/181.longhttp://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23720230
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4167107/Il existe maintenant 2 études suggérant qu'une amélioration de l'alimentation peut prévenir la dépression :
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3848350/
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4050338/
L'alimentation durant les premières années de la vie est aussi lié à la santé mentale des enfants :
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24074470
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25524365
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23541912
De nombreuses données sur les animaux montrent que les modifications de l'alimentation affectent la plasticité cérébrale et il existe maintenant des données sur les humains qui suggèrent la même chose :
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4563885/
Finalement, une étude à venir sur le traitement de la dépression via une amélioration de l'alimentation, et dont les résultats devraient être publiés prochainement.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3636120/
Autre lien sur le sujet : Healthy eating : A guide to the new nutrition http://www.health.harvard.edu/special-health-reports/healthy-eating-a-guide-to-the-new-nutrition?utm_source=HHPBlog&utm_medium=link&utm_content=related-text&utm_campaign=referral
Libellés :
gluten,
immunopsychiatrie,
marion leboyer,
microbiote,
neuroinflammation,
psychiatrie nutritionnelle
jeudi 11 août 2016
Immunopsychiatrie et antioxydants
L'immunopsychiatrie en pratique...
Dans l'émission de France Culture "L'intestin est-il notre second cerveau?" (19 décembre 2014), avec entre autres, le Pr Guillaume Fond, psychiatre à l'hôpital Henri Mondor, enseignant à l'université Paris-Est Créteil, chercheur à l'Inserm et coordinateur du réseau des Centres Experts Schizophrénie de la Fondation FondaMental)...
Le Pr Fond, à la 50ème minute de l'émission: "... chez les personnes qui souffrent de schizophrénie [suivies par les Centres Experts de la Fondation Fondamental], on recommande par exemple, chez certains patients qui ont des marqueurs d'inflammation - ça représente 28% des patients, presque un tiers des patients, on recommande par exemple la prise de compléments alimentaires, aussi, il y a des études sur les Oméga 3, acide alpha-linolénique, donc les Oméga 3 pourraient avoir des propriétés très intéressantes dont on découvre chaque année de nouvelles propriétés au niveau de la fluidité neuronale, au niveau des effets anti-inflammatoires, aussi, centraux, avec des résultats très hétérogènes dans les études, on pense que plus on arrive tôt et plus on est efficace, avec un effet de prévention, avec une protection du cerveau qui pourrait être très intéressante. Et aussi d'autres compléments alimentaires comme la N-Acétylcystéine, c'est un acide aminé modifié, qui a des propriétés anti-oxydantes dans le cerveau quand il est métabolisé...
Dans l'alimentation on a aussi des stratégies qui ne passent pas forcément directement par prébiotiques ou probiotiques pour permettre d'améliorer la santé mentale de nos patients."
Dans l'émission de France Culture "L'intestin est-il notre second cerveau?" (19 décembre 2014), avec entre autres, le Pr Guillaume Fond, psychiatre à l'hôpital Henri Mondor, enseignant à l'université Paris-Est Créteil, chercheur à l'Inserm et coordinateur du réseau des Centres Experts Schizophrénie de la Fondation FondaMental)...
Le Pr Fond, à la 50ème minute de l'émission: "... chez les personnes qui souffrent de schizophrénie [suivies par les Centres Experts de la Fondation Fondamental], on recommande par exemple, chez certains patients qui ont des marqueurs d'inflammation - ça représente 28% des patients, presque un tiers des patients, on recommande par exemple la prise de compléments alimentaires, aussi, il y a des études sur les Oméga 3, acide alpha-linolénique, donc les Oméga 3 pourraient avoir des propriétés très intéressantes dont on découvre chaque année de nouvelles propriétés au niveau de la fluidité neuronale, au niveau des effets anti-inflammatoires, aussi, centraux, avec des résultats très hétérogènes dans les études, on pense que plus on arrive tôt et plus on est efficace, avec un effet de prévention, avec une protection du cerveau qui pourrait être très intéressante. Et aussi d'autres compléments alimentaires comme la N-Acétylcystéine, c'est un acide aminé modifié, qui a des propriétés anti-oxydantes dans le cerveau quand il est métabolisé...
Dans l'alimentation on a aussi des stratégies qui ne passent pas forcément directement par prébiotiques ou probiotiques pour permettre d'améliorer la santé mentale de nos patients."
Libellés :
guillaume fond,
immunopsychiatrie,
inflammation,
n-acétylcystéine,
oméga 3
lundi 1 août 2016
Analyses et analyses
C'est l'histoire classique chez les malades pseudo-psychiatriques qui ont bel et bien des désordres métaboliques, immunitaires... Mais les médecins français ayant quasi tous le culte du slogan "c'est psychologique", ils envoient plus volontiers leurs malades à l'asile ou chez le psy, plutôt qu'en immuno (et je ne suis pas sûre que les immuno/infectiologues français aient l'idée de pratiquer ce type d'analyses chez des patients présentant des symptômes "psy", mais bon bref).
Il y a quelques mois, j'ai traversé une grosse période de stress administrativo-financier qui m'a complètement mise par terre. Je ne m'en suis toujours pas tout à fait remise, mais bon bref.
En mai dernier, je suis donc allée voir mon médecin traitant pour lui demander ce qui clochait, avec mes traits tirés, mon petit 9/8 de tension...
Elle m'a fait faire un bilan très poussé: une numération formule sanguine/lymphocytaire/plaquettaire, une glycémie à jeun, créatinine, sodium, potassium, calcium, bilirubine, ferritine, electrophorèse des protéines sanguines, TSH, ACTH, IgG hélico bacter, biochimie urinaire, etc...
Elle a encore oublié de vérifier la B12 et la vitamine D, les folates, le zinc... mais bon bref.
Quasi tout était "normal", 2-3 résultats étaient très légèrement en dehors des normes mais de façon non significative.
Par exemple j'ai de "nombreux oxalates de calcium" dans les urines mais c'est non significatif tant que je ne me tape pas des colites néphrétiques.
Le potassium était un peu trop élevé mais il est possible que ce soit dû à un garrot un peu trop serré, à vérifier.
Bref, tout va bien, et si je me sens si mal, c'est psychologique, allez voir un psy ma petite dame! Et vous n'avez pas de sous pour y aller, bon bah dommage, hein!
Et comme il est hors de question que je prenne des anti-dépresseurs, eh bien au revoir.
Parce qu'avant de me prescrire un truc, j'aimerais bien qu'on me fasse faire des analyses qui démontrent que j'en ai besoin. Personne ne prendrait un hypotenseur, sans savoir si sa tension est trop élevée ou trop basse, non? alors pourquoi prendre des médocs qui vont par exemple jouer sur les neurotransmetteurs, sans faire des analyses pouvant éventuellement montrer des anomalies au niveau de ces neurotransmetteurs? C'est complètement illogique, à mon humble avis. Et, avec l'âge, je deviens de plus en plus incompatible avec les trucs illogiques.
Je vous raconte tout ça parce que ce n'est pas la première fois que j'ai ce genre de crise d'effondrement après un gros stress. Je semble avoir développé une grosse intolérance à tous stress "non physiologiques" (l'administration française est 100% anti-physiologique, 100% incompatible avec la physiologie humaine).
Je vous raconte tout ça parce que j'en ai marre que tout le monde, y compris mon médecin, me dise ou me suggère que c'est "dans ma tête".
Alors j'ai pris mon courage et mes petits sous (enfin, des sous prêtés par une proche) à deux mains et j'ai pris rendez-vous avec un médecin pas du tout conventionné à 150 euros la consultation.
Ce médecin m'a conseillé des analyses de sang et d'urines à faire pratiquer par un labo luxembourgeois et des analyses de selles à faire pratiquer par un autre labo luxembourgeois.
Je vais échelonner les dépenses, hein, vu que je suis au RSA, tout ça... Donc les analyses de selles, ce sera pour plus tard et il est possible que j'aille consulter un autre médecin pour le débriefing des analyses, un médecin généraliste conventionné, lui, mais près de Valence, ce qui, avec ma carte Illico Solidaire de la SNCF, me coûtera moins cher que de re-consulter ce médecin qui pratique à Genève.
Rebref.
Je suis contente parce que les analyses pratiquées à mes frais de précaire montrent bien que oui ce n'est pas dans ma tête mais dans mes intestins qu'il y a un soucis, avec une flore qui sur-produit visiblement des trucs pas catholiques, entre autre, et vu que je suis positive aux Chlamydiae pulmoniae il se pourrait aussi que des petites bébêtes s'activent aussi dans mon système respiratoire, mais bon bref.
Et qui dit infection et dysbiose dit fatigue (avec à minima production de substances irritantes pour les intestins, avec des répercutions probable sur l'assimilation des micro-nutriments, voir pure et simple intoxication aux métabolites bactériens et fongiques), ça devient donc non pas "psychologique", mais logique tout court.
On pourra chipoter en disant que le microbiote module le système nerveux autant que le système nerveux module le microbiote blabla et que donc une psychothérapie pourrait ne pas être totalement inefficace, à terme (trèèèès long terme) mais comme je ne peux pas me payer ni une psychothérapie ni un nouveau système administratif, faut que je trouve comment contre-moduler mon microbiote et renforcer mon système immunitaire autrement que par la voie "psy" ou administrative, par exemple avec des huiles essentielles, des plantes médicinales, tout ça...
Bref, depuis mai dernier, j'ai dû activement chercher un autre médecin traitant.
Grâce au Centre Expert de la Fondation Fondamentale, à Grenoble, j'ai trouvé une psychiatre compétente en TSA à Chambéry, médecin qui s'est sentie très compétente pour remplir mon certificat médical de demande d'AAH (ma généraliste ne se sentait pas compétente, donc vas-y que je me re-demerdenzizich, comme on dit) et qui a réussi à me dégoter le Saint Graal suprême: le nom d'un médecin généraliste compétent en TSA à moins de 25km de chez moi.
Mais, même lui sèche sur mes analyses. Il me conseille d'aller à Valence, chez cet autre médecin "Chronimed" dont il a déjà entendu parler par des parents d'enfants autistes du coin.
Pour la petite histoire aussi, en mai dernier, mon ex-médecin traitant, sachant que j'aime bien les plantes, m'avait quand même prescrit un extrait de millepertuis, pour l'humeur.
Et là je suis ensuite tombée sur une pharmacienne formée en micro-nutrition, qui au détour de la conversation m'a aidée à me remémorer mes propres cours de micro-nut (quand on est fatigué, c'est dur dur la mémoire, la micro-nut, tout ça): elle m'a posé les bonnes questions et m'a plutôt conseillé de la l-tyrosine, parce que mes grosses difficultés à "démarrer" le matin évoquaient d'avantage un problème de dopamine/cathécholamines, dont la synthèse nécessite de la tyrosine (les catécholamines régulent la tension, la glycémie... spéciale dédicace à tous les hypotendus et hypoglycémiques!). Le Dynabiane de chez Pilèje semble m'avoir bien aidé (quoi qu'on puisse trouver de la l-tyrosine moins chère ailleurs), maintenant c'est au tour de la Rhodiola (ABC de la Nature) de bien m'aider (entre autres).
dimanche 3 juillet 2016
Infections "froides", lyme & co...
Menu:
- 1 PDF d'un séminaire de médecins-rebelles- avant-gardistes :
- 2 vidéo-témoignages
- 1 commentaire perso
- - -
- Pdf d'une transcription d'un séminaire datant de 2009, co-organisé par les associations ADNO et Ariane, sur le thème :
STRESS OXYDANT ET INFECTIONS CHRONIQUES FROIDES DANS LES PATHOLOGIES NEURODEGENERATIVES, LE SYNDROME DE FATIGUE CHRONIQUE ET L’AUTISME
(cliquer sur le titre pour que le pdf s'ouvre dans une nouvelle fenêtre)
Extrait:
Intro, p. 2: "Trouble autistique, trouble envahissant du développement, autisme classique, atypique, régressif, trouble du spectre de l'autisme… les appellations abondent pour décrire les multiples déclinaisons d'une vaste pathologie handicapante globalement désignée par l'acronyme T.E.D. ou, plus commodément, par le mot Autisme.
Mais l'on peut aussi opter pour une tout autre terminologie : déficit enzymatique, intolérances alimentaires, stress oxydant, inflammation neurologique et gastro-intestinale, perméabilité intestinale, carences en acides gras, en vitamines, en minéraux, hypoperfusion du cerveau, intoxication au mercure, au plomb, à l'aluminium, faiblesse ou déséquilibre du système immunitaire, processus auto-immun, déséquilibres de la flore intestinale, atteintes neurologiques d'origine virale, mutations génétiques spontanées et non héréditaires, choc postvaccinal…"
p.46: "Donc en résumé, si votre patient chronique, fatigué (ou dépressif) présente 5 de ces 19 « critères diagnostiques » , plus d’une fois par semaine, (avec au moins 1 critère vasculaire, 1 musculaire et 1 irritatif) depuis plusieurs trimestres, vous pouvez évoquer une origine infectieuse, demander un bilan sérologique du type : Chlamydia Pneumoniae, Chlamydia Trachomatis, Mycoplasma Pneumoniae, Borreliose, Rickettsioses, Coxiella Burnetii, et selon le contexte Mycoplasmes urogénitaux (M. Hominis et Uréaplasma Urealyticum), Chlamydia Psittaci, Helicobacter Pylori, Anticorps antistreptococciques."
- - - - -
Les témoignages de "lymés" se multiplient:
- - - - -
Commentaire perso posté sur facebook ce matin:
Si la maladie de Lyme (et autres co-infections) se transmet bien par voie sanguine (et utérine, et j'ai aussi vu passer des articles qui parlent de contamination par voie sexuelle? ou par aoûtats? et autres bestiolles...), alors je comprends mieux nos ministres qui doivent avoir bien les choquottes d'un nouveau scandale du sang contaminé... Devoir ressortir la rengaine du "responsable mais pas coupable", tout ça... Et de devoir nous expliquer comment se peut-il qu'il y ait une nouvelle "pandémie" alors qu'on est sensé vivre dans un monde super safe super moderne, protégés que nous sommes par de plus en plus de vaccins et d'antibiotiques et comment se fait-ce donc, une pandémie, dans ces conditions?
Pauvre Marisol, je comprends qu'elle ait très envie de ne surtout rien faire, pas bouger, avant de refiler le bébé à son successeur.
Ah si, confier le truc à la HAS, quand la plupart des médecins et pro de la santé n'obéissent qu'aux écoles de médecines et à l'ordre des médecins (et à leurs syndicats?)... En tout cas guère à la HAS, ce grand machin qui ne sert à rien d'autre qu'à faire écran de fumée soporifique pour essayer de calmer les "patients" qui s'impatientent...
- 1 PDF d'un séminaire de médecins-rebelles- avant-gardistes :
- 2 vidéo-témoignages
- 1 commentaire perso
- - -
- Pdf d'une transcription d'un séminaire datant de 2009, co-organisé par les associations ADNO et Ariane, sur le thème :
STRESS OXYDANT ET INFECTIONS CHRONIQUES FROIDES DANS LES PATHOLOGIES NEURODEGENERATIVES, LE SYNDROME DE FATIGUE CHRONIQUE ET L’AUTISME
(cliquer sur le titre pour que le pdf s'ouvre dans une nouvelle fenêtre)
Extrait:
Intro, p. 2: "Trouble autistique, trouble envahissant du développement, autisme classique, atypique, régressif, trouble du spectre de l'autisme… les appellations abondent pour décrire les multiples déclinaisons d'une vaste pathologie handicapante globalement désignée par l'acronyme T.E.D. ou, plus commodément, par le mot Autisme.
Mais l'on peut aussi opter pour une tout autre terminologie : déficit enzymatique, intolérances alimentaires, stress oxydant, inflammation neurologique et gastro-intestinale, perméabilité intestinale, carences en acides gras, en vitamines, en minéraux, hypoperfusion du cerveau, intoxication au mercure, au plomb, à l'aluminium, faiblesse ou déséquilibre du système immunitaire, processus auto-immun, déséquilibres de la flore intestinale, atteintes neurologiques d'origine virale, mutations génétiques spontanées et non héréditaires, choc postvaccinal…"
p.46: "Donc en résumé, si votre patient chronique, fatigué (ou dépressif) présente 5 de ces 19 « critères diagnostiques » , plus d’une fois par semaine, (avec au moins 1 critère vasculaire, 1 musculaire et 1 irritatif) depuis plusieurs trimestres, vous pouvez évoquer une origine infectieuse, demander un bilan sérologique du type : Chlamydia Pneumoniae, Chlamydia Trachomatis, Mycoplasma Pneumoniae, Borreliose, Rickettsioses, Coxiella Burnetii, et selon le contexte Mycoplasmes urogénitaux (M. Hominis et Uréaplasma Urealyticum), Chlamydia Psittaci, Helicobacter Pylori, Anticorps antistreptococciques."
- - - - -
Les témoignages de "lymés" se multiplient:
- - - - -
Commentaire perso posté sur facebook ce matin:
Si la maladie de Lyme (et autres co-infections) se transmet bien par voie sanguine (et utérine, et j'ai aussi vu passer des articles qui parlent de contamination par voie sexuelle? ou par aoûtats? et autres bestiolles...), alors je comprends mieux nos ministres qui doivent avoir bien les choquottes d'un nouveau scandale du sang contaminé... Devoir ressortir la rengaine du "responsable mais pas coupable", tout ça... Et de devoir nous expliquer comment se peut-il qu'il y ait une nouvelle "pandémie" alors qu'on est sensé vivre dans un monde super safe super moderne, protégés que nous sommes par de plus en plus de vaccins et d'antibiotiques et comment se fait-ce donc, une pandémie, dans ces conditions?
Pauvre Marisol, je comprends qu'elle ait très envie de ne surtout rien faire, pas bouger, avant de refiler le bébé à son successeur.
Ah si, confier le truc à la HAS, quand la plupart des médecins et pro de la santé n'obéissent qu'aux écoles de médecines et à l'ordre des médecins (et à leurs syndicats?)... En tout cas guère à la HAS, ce grand machin qui ne sert à rien d'autre qu'à faire écran de fumée soporifique pour essayer de calmer les "patients" qui s'impatientent...
Libellés :
chronimed,
HAS,
infections froides,
Lyme,
marisol touraine,
skorupka
dimanche 26 juin 2016
Conscience, cerveau et matérialisme
Pour changer un peu de l'autisme... Extrait d'une interview de mon psychiatre français préféré, le Dr Olivier Chambon:
27'35: "... ces approches "réseau de neurones", c'est vraiment une dogmatique de plus de la science matérialiste pour reprendre le flambeau qu'elle devrait déposer et elle devrait maintenant venir avec les gens qui sont plus dans le travail de la conscience pour les aider à découvrir qu'effectivement, le cerveau...
Alors juste une chose, ça c'est important que je le dise maintenant, c'est que le cerveau, on lui a donné des lettres de noblesse qu'il ne mérite pas, ce n'est pas le créateur de la conscience. C'est juste un outil de plus dans le corps qui permet à la conscience d'interagir avec la réalité 3D. C'est à dire que le cerveau fournit des données sensorielles qui convergent vers lui, il les synthétise, il les intègre, il les présente à la conscience, qui grâce à ça fait son choix, répercute ses ordres ou ses envies ... grâce au cerveau qui par une cascade neuro-hormonale, neurochimique agit sur tout le corps. Le cerveau c'est une boîte d'interface avec la conscience, c'est un outil, faut pas l'oublier parce qu'en faire le producteur de la conscience... Maintenant il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de données qui montrent que c'est une erreur, c'est faux. Et je ne dis pas ça par a priori, moi j'ai été formé en médecine dans une optique totalement matérialiste. J'ai toujours cru, jusqu'à un certain temps, que la conscience c'était le cerveau, point barre, c'était idiot de penser autrement mais maintenant avec ce que j'ai vécu, entendu, lu... Enfin bref, là maintenant il suffit d'avoir un peu de bonne foi, et d'un peu de raisonnement, de bon sens pour conclure ça. Et les gens qui ne [le] concluent pas, soit ils sont de mauvaise foi, c'est à dire qu'ils ont basé toute leur carrière sur une hypothèse matérialiste, ils n'ont pas envie de changer, soit ils ne lisent pas, c'est des faux sceptiques, c'est des sceptiques qui ne savent pas, ils disent "je n'y crois pas, je n'y crois pas...", mais à partir de quoi? Justement, quand on dit "je n'y crois pas", c'est une croyance.
Maintenant la croyance a changé de camp. Maintenant les croyants ce sont ceux qui pensent qu'on n'a pas d'âme. Les scientifiques, à mon avis, maintenant les vrais scientifiques (...) sont ceux qui disent "ok tout converge pour dire qu'il y a très probablement une âme".
(26 mars 2016)
<sarcasme>Ah la la... Les "fausses croyances", les "pseudo-sciences", tout ça...</fin de zone de sarcasme>
27'35: "... ces approches "réseau de neurones", c'est vraiment une dogmatique de plus de la science matérialiste pour reprendre le flambeau qu'elle devrait déposer et elle devrait maintenant venir avec les gens qui sont plus dans le travail de la conscience pour les aider à découvrir qu'effectivement, le cerveau...
Alors juste une chose, ça c'est important que je le dise maintenant, c'est que le cerveau, on lui a donné des lettres de noblesse qu'il ne mérite pas, ce n'est pas le créateur de la conscience. C'est juste un outil de plus dans le corps qui permet à la conscience d'interagir avec la réalité 3D. C'est à dire que le cerveau fournit des données sensorielles qui convergent vers lui, il les synthétise, il les intègre, il les présente à la conscience, qui grâce à ça fait son choix, répercute ses ordres ou ses envies ... grâce au cerveau qui par une cascade neuro-hormonale, neurochimique agit sur tout le corps. Le cerveau c'est une boîte d'interface avec la conscience, c'est un outil, faut pas l'oublier parce qu'en faire le producteur de la conscience... Maintenant il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de données qui montrent que c'est une erreur, c'est faux. Et je ne dis pas ça par a priori, moi j'ai été formé en médecine dans une optique totalement matérialiste. J'ai toujours cru, jusqu'à un certain temps, que la conscience c'était le cerveau, point barre, c'était idiot de penser autrement mais maintenant avec ce que j'ai vécu, entendu, lu... Enfin bref, là maintenant il suffit d'avoir un peu de bonne foi, et d'un peu de raisonnement, de bon sens pour conclure ça. Et les gens qui ne [le] concluent pas, soit ils sont de mauvaise foi, c'est à dire qu'ils ont basé toute leur carrière sur une hypothèse matérialiste, ils n'ont pas envie de changer, soit ils ne lisent pas, c'est des faux sceptiques, c'est des sceptiques qui ne savent pas, ils disent "je n'y crois pas, je n'y crois pas...", mais à partir de quoi? Justement, quand on dit "je n'y crois pas", c'est une croyance.
Maintenant la croyance a changé de camp. Maintenant les croyants ce sont ceux qui pensent qu'on n'a pas d'âme. Les scientifiques, à mon avis, maintenant les vrais scientifiques (...) sont ceux qui disent "ok tout converge pour dire qu'il y a très probablement une âme".
(26 mars 2016)
<sarcasme>Ah la la... Les "fausses croyances", les "pseudo-sciences", tout ça...</fin de zone de sarcasme>
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