Au programme début avril, deux conférences à ne pas louper si on habite Paris ou si on a des sous pour s'y rendre:
Le pitch: des chercheurs français vont enfin sortir de leur labos et faire eux-même du boulot de vulgarisation en public sur le lien autisme-alimentation !!
C'est juste fou tellement c'est ENORME !!! Et ça mérite d'être MASSIVEMENT soutenu!!!
- Le 2 avril, à partir de 14h: Journée d'information sur les recherches sur l'autisme, à l'Ecole Normale Supérieure (Amphithéâtre Jean Jaurès), 29 rue d'Ulm, Paris, 5ème.
On y entendra entre autre, le Pr Marion Leboyer, directrice de la Fondation Fondamental, et Michel Neunlist sur le thème du microbiote et de l'autisme (Michel Neunlist est aussi à retrouver dans le documentaire d'ARTE: "le ventre, notre deuxième cerveau").
Voir l'info sur le site de l'ENS
Pdf du programme détaillé
- Le 8 avril, à 17h, Porte de Versailles, dans le cadre du Salon des Allergies Alimentaires et des produits "Sans", une conférence des Pr Marion Leboyer et Dr Guillaume Sans: "Autisme, bipolarité, schizophrénie...: peut-on prévenir et/ou améliorer certains troubles par l'alimentation?".
On notera lors de ce salon la tenue de nombreuses autres conférences (voir le programme détaillé), entre autre sur l'alimentation végétalienne/végétarienne (avec le médecin spécialiste de la question en France: le Dr Jérôme Bernard-Pellet), Seignalet, sans gluten, ou encore... crue!
Si vous y allez et que vous prenez des notes, n'hésitez pas à PARTAGER!!!!! Merci!!
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lundi 28 mars 2016
Au programme
Libellés :
alimentation,
autisme,
bipolarité,
marion leboyer,
michel neunlist,
microbiote,
schizophrénie
mercredi 26 mars 2014
Interprétationnite aiguë
Que nous raconte cette photo?
Petit exemple d'analyse psycho-symbolico-psychanalysante (parce que oui, je suis capable de pratiquer le truc, si je veux):
Presque tout y est d'un beau bleu, on devine un pantalon de la même couleur que l'eau et le ciel, la lumière est éclatante, il pourrait s'agir d'un paysage rieur s'il n'y avait cette ombre au tableau: des pieds chaussés de noir, pieds qui plus est résolument croisés, reposant sur des pierres grises et anguleuses jonchées de branches mortes.
Ces pieds croisés, comme en signe de dénégation, de refus, ces chaussures noires, couleur du deuil, ces branches mortes qui leur font un écho lugubre, ainsi que ces pierres qui évoquent le grès des pierres tombales sur lesquelles le corps repose en position allongée, figurant déjà la position mortuaire sur un sol dépouillé, nu, stérile, comme mort lui aussi... Ne pourrait-il pas y avoir ici le symbole d'un deuil qui refuse à se faire? Ou bien peut-être d'une morbidité sous-jacente, résistance à l'appel de la vie et à son éclat? Ne pourrions-nous pas y voir même un deuil qui s'annonce?
Cette eau d'un bleu céleste qui semble se fondre dans l'azur - royaume des dieux, royaume des morts, associée à tous ces signes funestes, cette eau vers laquelle la photographe semble vouloir nous faire plonger, ne figurerait-elle pas comme une attirance pour l'abîme, pour la noyade?
Ainsi, il ne serait pas surprenant que cette photo ait été prise par une personne souffrant de profonde tendances suicidaires.
Bla Bla BlaHHH BLAAAA...
Fin de la démonstration.
Cette photo, je l'ai prise il y a un peu moins d'un mois, au bord du lac d'Aix Les Bains, pendant une pause déjeuner. Les chaussures que je porte ont 4 ans d'âge et leur achat remonte à l'époque où j'avais un goût prononcé pour l’esthétique gothique, sans pour autant être suicidaire ni dépressive, d'ailleurs, juste souvent d'humeur plus ou moins sombre.
Mais j'ai changé et mes tenues se sont nettement colorées: elles sont maintenant souvent dans des dominantes vertes, bleues ou mauve.
Et il se trouve que je suis en ce moment au chômage, je touche un peu moins de 700 euros par mois et j'ai autre chose à faire de mes sous que d'acheter des chaussures assorties aux couleurs de mes vêtements (sinon, je m'offrirais bien des coq sportif vert forêt et/ou des Vans fleuries). Et je ne suis toujours pas suicidaire, merci.
Tout ça pour illustrer le fait que l'art de l'interprétation peut franchement dégénérer en manie et mener à tout et surtout à n'importe quoi.
La psychanalyse est passé par là et est parvenue à gangrener même les plus rationnels des cerveaux.
La symbolique a du bon mais, selon moi, elle est un peu comme l'alcool: mieux vaut en user avec modération.
Et il y aurait beaucoup à dire... Ainsi, comme le raconte volontiers Josef Schovanec au cours de ses conférences, il est de coutume, dans certains pays orientaux, d'éviter soigneusement de regarder les gens dans les yeux. Regarder quelqu'un dans les yeux est considéré dans ces pays comme extrêmement vulgaire, offensant.
Au contraire, en France, regarder les gens dans les yeux est un "must" et ainsi, un professeur aura tendance à penser qu'un élève qui ne le regarde pas lorsqu'il lui parle est un élève qui a la tête en l'air ou qui fait preuve d'insolence, alors que pour un élève autiste, éviter de regarder son interlocuteur peut justement l'aider à se concentrer sur ce qu'on est en train de lui dire.
Un jeune autiste explique: « te regarder c'est recevoir des centaines d'indices à la fois, c'est tellement fatiguant que je préfère tourner la tête » ("Autisme et schizophrénie", thèse de Frayssinet M., 2012, p. 58)
Et la tendance à vouloir tout interpréter gagne jusqu'aux symptômes que manifeste notre corps, comme par exemple l'apparition d'un eczéma chez un nourrisson.
Personnellement, si l'apparition de l'eczéma fait suite à l'introduction d'un certain aliment dans l'alimentation de l'enfant, comme le lait de vache par exemple, je n'aurai pas besoin d'aller chercher plus loin les causes "profondes", "enfouies", "cachées", psycho émotionnelles, transgénérationnelles, etc... du problème, ni d'avantage sa symbolique. Et cela permettra aux parents de faire l'économie de nombreuses heures de thérapies fastidieuses et, surtout, inutiles, dermatologiquement parlant.Les parents auront "juste" à trouver une alternative au lait de vache, et woilà!
Oui, et woilà! Maintenant, ma prof spécialiste en symbolique de l'alimentation peut me saquer :P :D ;)
dimanche 23 mars 2014
Le syndrome d'un monde intense
La publication de l'article "The intense world syndrome", par une équipe de chercheurs lausannois, Henry & Kamila Markram et Tania Rinaldi, remonte à 2007.
- Le cerveau des autistes est hyperfonctionnel
- Les personnes autistes perçoivent, ressentent et se souviennent trop.
C'est en anglais et j'en traduirai peut-être quelques passages... A moins que je réussisse à en trouver une version française..
En attendant, en voici une petite présentation simplifiée en français.
La conclusion de la présentation:
- Le cerveau des autistes est hyperfonctionnel
- Les personnes autistes perçoivent, ressentent et se souviennent trop.
... Tout cela me donne très envie d'aller faire un tour à Lausanne, un jour, peut-être...! :D
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