dimanche 11 octobre 2015

Les déconvertis de la psychanalyse

Emission de plateau, par Sophie Robert (mise en ligne le 10 octobre 2015 sur Dragon Bleu TV).

Pour ceux qui seraient pressés et n'auraient pas le temps de regarder une vidéo d'1h20, je partage ici quelques notes prises en écoutant l'émission; je me suis permis quelques commentaires entre crochets: NtlT, "Note de la Transcriptrice"!

Avec Mikkel Borch-Jacobsen, Jean-Pierre Ledru, Stuart Schneiderman, Jacques Van Rillaer.



LES DECONVERTIS DE LA PSYCHANALYSE par dragonbleutv

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[Quelques psychanalystes connus: Freud, Lacan, Dolto..., et quasi tous les "psy" en poste dans les médias (télé, journaux, magasines féminins...)]

Une chose qui est particulièrement mauvaise, c'est la rumination indéfinie et la co-rumination (avec le psychanalyste).

La psychanalyse est comme un culte (l'unique but de la "cure": convertir, pas guérir), c'est ce que tout le monde a vu aux Etats-Unis (qui avait déjà l'expérience de la scientologie).

Psychanalyser la phobie, ça l'enracine.

La philosophie de Lacan: "Le corps, le cerveau, on s'en fout. La psychanalyse c'est le langage, c'est la logique, etc., le reste on s'en fout".

Le placebo ne fonctionne que dans les cultures où il y a des médicaments, où les gens croient aux médicaments, pas dans les cultures où il y a des chamanes.

Les facteurs thérapeutiques non-spécifiques à la psychanalyse (ce qui peut "marcher"): les gens sont écoutés, déculpabilisés... Quand il s'agit de petits problèmes psychologiques, tout marche (toute thérapie, y compris la psychanalyse).

Facteurs curateurs spécifiques pour traiter les phobies (spécifiques au TCC, Thérapies Cognitivo-Comportementales): exposition tout à fait progressive au stimuli phobogène, mais si on se contente de parler en terme symbolique (ex: selon Freud, la peur des araignées = peur du sexe féminin, peur du serpent = peur du pénis), vous avez beau discuter avec ça, ça ne marche pas.

En matière de phobie, en faisant de l'évitement, la phobie se trouve renforcée.
Idem avec toute sorte de pensée "négative"/intrusive/dérangeante: plus on y réfléchit en essayant d'y trouver/donner sens, plus on l'enracine, plus on la nourrit.
[c'est le "pouvoir" de l'attention: on nourrit ce à quoi on fait attention]
A force de repousser une idée, on la transforme en obsession.

L'interprétation est un processus sans fin. En psychanalyse, il faut comprendre ce que ceci cela veut dire et après on sera guérit [c'est le principe du "biodécodage" ou "décodage biologique" de la maladie = "mal à dit"]. Mais il y a toujours de nouvelles interprétations à faire et, donc, on n'est jamais guérit!

Mme Sarkozy est en psychanalyse depuis 10 ans (4 séances/semaine/8 ans puis 2 séances/semaine/2 ans), elle le raconte au magasine Psychologie et elle est une grande adepte de la chose. Elle est chez un lacanien, ça lui coûte forcément une fortune... Et Gérard Miller est fier d'en faire un exemple... [et après on se demande pourquoi les "politiques" ne font rien pour déloger la psychanalyse de la gestion des institutions psychiatriques, des écoles de médecine, de psychologie, du monde médico-social, de la justice, etc.!]

Les psychiatres français "pris dans les filets institutionnels" continuent à refuser de poser des diagnostics de Syndrome d'Asperger: même si - au sujet de l'autisme, ils partagent le point de vue d'un psychiatre dépsychanalysé [comprendre: "autisme = trouble neurologique"] , ils ne peuvent pas le dire.
[quelques conséquences d'une absence de diagnostic:
- pour l'autiste: pas de prise en charge adaptée, pas de compréhension de soi possible, pas de reconnaissance du handicap, risque de passer pour un simple "névrosé" ou psychotique jusqu'à la fin de ses jours!
- pour la médecine et la science: pas de statistiques fiables, impossibilité de faire de la recherche scientifique puisque pas ou peu de diagnostiqués à "étudier", donc pas d'avancées possible sur les prises en charge adaptées à mettre en place!]

Un psychiatre TCC va dans le métro avec ses patients qui ont peur du métro! C'est de la confrontation de la situation phobogène, de façon hyerarchisée, progressivement, pas de but en blanc dès la première séance!

Biblio, entre autres: "La nouvelle gestion de soi, ce qu'il faut faire pour vivre mieux", de Jacques Van Rillaer.

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